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Le premier trimestre de ma grossesse arc-en-ciel

Chère Harmonie,

Je sais que les articles qui arrivent ne passionneront pas tout le monde… Pourtant je tiens à les écrire, pour celles que ça intéresse et dont je fais clairement partie depuis longtemps. 

Je te racontais dans le précédent article comment nous avions appris cette grossesse miracle. Dans celui-ci, je vais essayer de partager avec toi comment s’est passé le premier trimestre.


En toute honnêteté, ce fut un trimestre éprouvant. Pas physiquement vraiment même s’il y a quand même des choses physiques, pas simple. Je ne comprends pas comment on peut cacher ça à son entourage (mais ce n’est pas le sujet), mais surtout psychologiquement. Oui, vivre une grossesse après notre vécu, ça n’est pas simple ! On oscille sans cesse entre espoir et angoisse, avec une bonne dose de culpabilité par-dessus, histoire de parfaire ce cocktail explosif.

Une prise en charge particulière

Le pass-VIP

Ce qu’il faut déjà savoir de ce premier trimestre, c’est que notre suivi était beaucoup plus poussé que pour une grossesse sans antécédent. La différence avec ma première grossesse était même flagrante. Comme le @quinzedecembre sur son blog, après un vécu comme nous en avons, nous avons ce fameux Pass VIP. On appelle pour annoncer notre grossesse à notre gynécologue et la secrétaire nous propose une date bien lointaine (vers 2 mois, 2 mois et demi de grossesse). Et là, il suffit de balancer notre histoire et tout à coup, on nous passe le médecin, on nous fait une ordonnance et on a un rendez-vous rapide voir immédiat… C’est « magique », mais on s’en serait bien passé !

Un traitement empirique

Personnellement, j’ai appelé mes deux gynécos, l’ancienne (celle des fausses-couches), la nouvelle (celle de l’infertilité) pour avoir un rendez-vous le plus rapide possible et pour jauger aussi leur réaction. Je me suis donc retrouvée avec deux ordonnances différentes et deux rendez-vous à quelques jours près à la 5e semaine de grossesse.
L’une m’a prescrit : progestérone et Aspégic
L’autre : Lovenox et Aspégic 
Bon ben, j’ai pris les trois ! La progestérone qui sont des ovules à insérer dans le vagin pendant 2 mois, le Lovenox qui est un anticoagulant en intramusculaire pendant tout le premier trimestre. Pour l’Aspégic (anticoagulant aussi, mais par voie orale et très peu dosé) jusqu’au 4e mois. Aucune possibilité de savoir si oui ou non, c’est ce qui a permis à la grossesse de tenir, mais j’étais prête à tout ! 

Des prises de sang de contrôle pour une auto vérification

J’ai demandé aussi des ordonnances de béta hcd pour pouvoir aller en faire tous les deux jours. D’elle-même, elles m’ont donné 2 chacune, pour vérifier à 48 h d’intervalle. Moi j’ai usé de toutes mes ordonnances restantes de mes fausses-couches. J’ai sollicité aussi le cabinet de sage-femme à côté de chez moi pour avoir du stock. J’ai pu en faire tous les 2 jours, puis tous les 3 jours, puis 1 fois par semaine durant tout le premier mois. Tout le monde ne fait pas ça. Et j’entends que c’est anxiogène, mais moi, j’en avais besoin. Je ne voulais pas tomber des nues à l’échographie en cas de problème. Je voulais limiter la montée d’angoisse jusqu’à cette fameuse échographie. 

Même si au fond de mon cœur, j’avais beaucoup d’espoir (la cigogne…), je craignais que cet optimisme et cette « confiance » ne me trahisse alors chaque prise de sang me réconfortait. J’ai utilisé ce tableau pour savoir l’évolution.

DOSAGE HCGTEMPS DE DOUBLEMENT ATTENDU
Sous 1200 mIU/ml             Entre 30 et 72 Heures
1200-6000 mIU/ml             Entre 72 et 96 Heures
Au delà de 6000 mIU/ml             96  Heures
https://www.fiv.fr/calculette-taux-hcg/

Et ça a bien doublé toutes les 48 h jusqu’à 1200 mUI/ml puis doublé en 72 h jusqu’à 6000 puis quadruplé une fois par semaine au-delà. Je me raccrochais à ses chiffres de toutes mes forces. Je parlais sans cesse à ce bébé pour lui dire de s’accrocher, qu’on l’attendait et qu’on l’aimait déjà plus que tout. Chaque fois que je sortais du labo, l’attente du résultat n’en finissait pas. Je réactualisé mes mails toutes les 10 minutes et quand le mail arrivait, je ne respirais plus jusqu’à voir le taux et après pendant quelques heures, un poids s’ôtait de ma poitrine avant de reprendre sa place inexorablement. 

Mon chéri ne m’a jamais envoyé autant de sms que durant cette période et dès le résultat obtenu, je l’appelais et on soufflait tous les deux un peu en se disant : c’est génial, tout va bien, ça va aller !

Mettre toutes les chances de son côté malgré mes doutes

Pour la première fois de ma vie, je prenais un traitement sans rechigner, la piqûre de Lovenox dans ma cuisse bien que désagréable et même douloureuse parfois me soulageait. Je me disais que je faisais ce qu’il fallait. J’étais aussi très rigoureuse dans mes exercices de yoga et de proprioception pour favoriser la circulation du sang dans mon bassin comme nous l’a enseigné Marie Pénélope Perez dans la formation rites de femmes.

J’ai aussi contacté ma naturopathe pour savoir quoi faire avec le « traitement » que j’avais commencé pour « soigner » mon hyperperméabilité intestinales et elle m’a conseille quelques compléments à prendre pendant la grossesse.

Je voulais mettre toutes les chances de mon côté et…

Demander un arrêt de travail

C’est aussi ce qui m’a poussé à demander un arrêt de travail au bout d’une semaine après que j’ai appris ma grossesse. Mes conditions n’étaient pas du tout compatible avec un début de grossesse « fragile » et j’ai osé réclamer un arrêt, ce que je n’aurais jamais fait en d’autres circonstances. 

Pour vous faire un topo, mon travail (que je venais juste de débuter) consistait à faire du porte-à-porte pour sensibiliser les habitants au tri des déchets. Je faisais donc environ 20 km de vélo par jour, plus de 10 km à pied. Je montais et descendais nombre d’escaliers. Et du coup, je rencontrais des dizaines de personnes par jour en pleine pandémie de Covid. Je n’avais aucun lieu de pause pour m’asseoir, aller aux toilettes ou recharger mes gourdes. En plus, je portais donc un sac très lourd en plus de tout ça chargé de mon repas, de mes gourdes et des papiers à donner à chaque personne rencontrée. Tout cela en pleine canicule, en travailleur isolé (donc toute seule toute la journée) et sous anti-coagulant avec des vertiges. 

J’ai tenu 5 jours et j’ai craqué, j’étais épuisée et terrorisée de faire un malaise dans une cage d’escalier alors que je devais m’asseoir à même le sol à chaque palier tellement, mon cœur palpitait, que je limitais mon hydratation, car je n’avais aucune toilette à disposition alors qu’il faisait plus de 40 °C certains jours. Ainsi, à deux semaines de grossesse, on me prescrivait un arrêt de travail. La culpabilité d’abandonner un travail que je venais juste de décrocher était forte, mais la peur était plus forte. Je n’étais pas dupe, je ne retournerais plus travailler durant ce contrat et j’étais donc définitivement grillée auprès de cette entreprise et retrouver un travail pendant cette grossesse serait difficile voir impossible, oui cela serait donc compliqué à l’arrivée de cet enfant, mais vraiment, c’était le cadet de mes soucis. 

Gérer les angoisses

Au vu de notre angoisse, j’ai jugé bon d’aller voir les sages-femmes du cabinet à côté de chez moi pour avoir un rendez-vous plus précoce encore qu’avec les gynécos. Et grand bien m’en a pris en effet ! Elles nous ont proposé de faire quelques séances de sophrologie. Elles m’ont aussi prescrit de l’homéopathie. Je crois que dans les premières semaines, ça nous a aidé à redescendre en pression. 

Par contre, chaque passage aux toilettes restaient compliquées. Je n’ai jamais réussi à cesser de checker ma culotte, puis le fond des toilettes et enfin le papier WC à chaque pipi. Même si on sait que l’absence de saignements ne signifient pas forcément que tout va bien et vice versa, ça devient un tic. Encore maintenant, je ne m’en suis pas débarrassée.

Mais alors quels ont été les premières symptômes physiques ?

Durant le 1er mois

Le tout premier a été le changement d’aspect de mes tétons, qui sont devenus tout simplement énorme. Grosso merdo, depuis le début de la grossesse, ils pointent tout le temps et l’aréole a augmenté largement de taille et a foncé.

Le second en ex-aequo avec les tétons, ça a été les troubles digestifs. Je ne peux pas certifier que c’était la grossesse. Car comme vous le savez, ma digestion et moi, on s’aime, on se déteste… Mais quand même moins d’une semaine après la conception, j’étais constipée puissance 1000 et ça ne s’est jamais vraiment arrêté depuis. 

Les autres symptômes de ce tout début de grossesse furent les vertiges et les bouffées de chaleur. Mais pour ça impossible de savoir si c’était dû à la grossesse ou aux médicaments que je devais prendre.

Enfin, le dernier fut le changement de rythme de sommeil. Moi qui suis une grosse dormeuse qui dort très tard le matin et a toujours du mal à se lever. Je me suis retrouvée à dormir entre 20 h et 21 h et me réveiller entre 4 h et 6 h du matin sans aucun réveil et parfaitement en forme. 

Durant le 2ème et le 3ème mois

Par la suite, les premiers symptômes (sauf la constipation et les réveils tôt et couchers tôt) se sont estompés, par contre les nausées sont rapidement arrivées. Elles n’ont pas été régulières, il y a eu des jours où je pensais que c’était fini et elles reprirent de plus belle ensuite. Par contre, je ne peux pas dire qu’elles étaient matinales, non, elles étaient constantes. Elles étaient clairement corrélées à l’état de remplissage de mon estomac. Je devais manger toutes les 2 heures des petites portions sinon j’étais très mal. J’ai eu la chance de ne pas vomir, par contre, cuisiner m’était impossible. Je n’avais pas de dégoût de la nourriture, mais faire à manger me rendait nauséeuse. 

Mon chéri a donc pris le relais pendant ces deux mois. Il cuisine déjà en général, mais c’est quand même moi qui cuisine les 3/4 du temps donc ça a un peu bouleversé nos habitudes. Les repas n’étaient donc pas aussi équilibrée que je l’aurais souhaité. Mes encas non plus, car là, je devais me les faire moi-même. Or vu mon dégoût, il fallait que je n’ai que le paquet à ouvrir. Malgré mon envie de manger des trucs sains pour mon bébé comme des smoothies de fruit, des bols de légumes/fruit et oléagineux, ça se finissait souvent en gâteaux industriels et bol de céréales.  

Sinon la fatigue est devenue très présente. Je ne pouvais pas passer une journée sans faire de sieste. Je dormais donc entre 14 h et 16 h par jour. J’avais beau avoir dormi 3 h pendant l’après-midi, à 20 h 30, je n’étais plus bonne à rien alors même que je ne travaillais plus. 

J’ai aussi rapidement des saignements de nez tous les matins au réveil, mais impossible de savoir si c’était dû à la grossesse ou aux anti-coagulants (aujourd’hui, je dirais que c’est la grossesse, car attention spoiler : j’entre dans le 3e trimestre et c’est toujours le cas). 

Le dernier symptôme fut la sensation de lourdeur dans mon ventre. Si on ne voyait pas encore que j’étais enceinte (sauf si on connaît très bien ma morphologie), je sentais mon ventre lourd et énorme. J’ai du très vite utiliser un coussin d’allaitement pour caler mon ventre qui me tirait.

Enfin, ma peau et mes cheveux normalement de nature plutôt gras sont passés très vite à la déshydratation et la sécheresse.

Pour finir, les envies particulières sont aussi arrivées et elles se sont centrés sur des envies de gras et de sel (les chiiiiips !!!), les olives et les cornichons ! 

Les émotions et ce qu’on a fait pour se calmer

Comme vous l’avez deviné, les émotions étaient particulièrement compliqués à gérer. Alors, j’ai mis en place des petites choses pour me recentrer.

Je vous ai déjà parlé du suivi des sages-femmes avec des séances de sophrologie quelques fois jusqu’à la première échographie. 

Nous avons aussi essayé en couple l’haptonomie. si moi ça m’a beaucoup rassuré, mon chéri n’a malheureusement pas adhéré. Nous avons donc laissé tomber, mais je vous le conseille. Ça permet tout simplement de se rendre compte que bébé est bien là !  

Sinon, je me suis mise à lire des livres sur la grossesse notamment transmettre le meilleur pendant la grossesse qui m’a beaucoup apaisé ! Et si je ne les ai pas relus, leur contenu m’a aidé. Je vous conseille aussi les neuf marches et l’enfantement conscient. 

Par ailleurs, j’ai poursuivi la routine matinale que j’avais instaurée depuis quelques semaines avant la grossesse. Je l’ai simplement adaptée, elle comprenait donc : 

  • une séance d’écriture automatique où je parlais principalement à mon bébé
  • une séance de yoga, exercice de proprioceptions
  • des chants notamment chanson pour un petit enfant à naître de Mannick
  • des mantras positive pour que bébé s’accroche

Enfin, ce qui était moins productif, c’était de chercher tous les signes et symptômes pour me rassurer. La disparition ou diminution d’un symptôme pendant une journée me plonger donc dans des états d’angoisse. Je crois donc avoir eu beaucoup plus de symptômes ou en tout cas plus fort que si je n’avais pas été dans cette recherche de réassurance. Mon corps cherchait un moyen de me rassurer. J’avais beau savoir que les symptômes n’étaient pas des signes fiables de bon déroulé de la grossesse, ça ne changeait rien. Dans ces moments-là, on est plus très rationnel et on se raccroche à tout ! 

Les échographies, ces moments d’angoisse et de joie ultime

Ce qui a surtout rythmé ce premier trimestre, ce sont les échographies, nous en avons eu 3 durant ce 1er trimestre. Nous attendions chaque date comme le messie et en même temps nous les craignons plus que tout. Plus on s’approchait de chacune d’elle, plus j’étais angoissée. J’étais partagée entre la hâte d’y être pour savoir et la peur d’une annonce douloureuse. La nuit précédente, je ne dormais pas. Mon taux d’adrénaline devait crever les plafonds dans les dernières heures qui nous séparaient du moment. L’attente en salle me rendait tout simplement folle. J’avais leur cœur qui battait à 100 à l’heure, les mains moites, le ventre noué et j’attendais le verdict dans un état difficile à décrire. Mon chéri n’en menait pas large non plus. 

Lors de la première à 5 semaines (de grossesse ou 7 semaines d’aménorrhées), nous avons eu la chance d’entre le cœur et de voir un petit haricot. Je ne porte pas ma gynéco (celle de l’infertilité du coup que nous avons finalement décidé de consulter) dans mon cœur. D’ailleurs spoiler notre relation ne s’est pas bien terminée. Néanmoins, je lui suis reconnaissante de ce qu’elle a fait pour nous durant ce premier trimestre. 

Sa priorité à chaque fois a été de nous faire entendre le cœur. Nous étions fixés dans la minute qui suivait notre prise en charge. Elle n’a pas essayé durant ce premier rendez-vous de nous rassurer. Elle était dans les faits, je vous ai donné un traitement qui a fait ses preuves, mais je ne sais pas pourquoi ça marche. On met toutes les chances de votre côté, mais je ne peux pas vous dire que ça ira. Pour l’instant, tout est normal, on se revoit dans 2 semaines. Et elle a prolongé mon arrêt sans souci. 

Le second rendez-vous s’est déroulé à 7 semaines de grossesse. Encore une fois, nous avons foncé à l’échographie pour écouter le cœur. Nous avons pu découvrir notre bébé avec ses bras, ses jambes… Cette fois, mon chéri s’est senti soulagé. Nous étions au moment du terme de ma grossesse la plus longue et tout allait bien. La gynéco aussi s’est montrée rassurante en disant que nous avions passé un cap que le placenta était désormais bien accroché. Elle nous a assuré que si problème, il y avait, ce ne serait pas celui qui a causé les précédents arrêts de grossesse. Nous avons eu à ce moment-là notre déclaration de grossesse. Pour autant, j’ai tardé à l’envoyer car moi, je n’étais toujours pas sereine ! 

Puis, il y eu l’échographie du 1er trimestre à 10 semaines. Celles avec toutes les mesures et le dépistage prénatal et tout étaient parfaits. J’ai un peu soufflé à ce moment-là, mais je restais angoissée. C’est le problème d’avoir lu beaucoup de témoignages sur le sujet du deuil périnatal. Je sais que rien n’est jamais gagné et donc l’angoisse bien que plus diffuse est restée présente.

Les annonces et les réactions mitigées

Pour finir, il y a un point important que j’aimerais aborder. Ce sujet est sur le fait d’annoncer cette grossesse. La question d’annoncer ou pas sa grossesse durant le premier trimestre se pose pour toutes les grossesses, je crois. Quand on a vécu une ou des fausses-couches encore davantage… 

Personnellement, le fait d’avoir ce vécu m’a donné le besoin de le dire très vite à mon entourage proche. Mon chéri avait plus de retenu. Au final, on l’a annoncé dans la semaine à nos parents et très vite ensuite à des gens très très proche. On a attendu l’écho de datation (la 2e) pour le reste de la famille et des amis. Ensuite, pour les gens plus éloignés, on a commencé à le dire à la fin du 1er trimestre. Ce qu’il faut savoir, c’est que nos annonces ont été vraiment nulles à chaque fois. On est tellement dans l’expectative que c’est compliqué et c’est ok. Ce qui est plus dur à gérer, ce sont les réactions à cette annonce. Tout le monde était dans la retenue quand ils avaient connaissance de notre passif. Si je comprends totalement cette attitude, elle a pourtant été parfois blessante. 

Un couple sans antécédent aurait annoncé sa grossesse, ça aurait été l’effusion de joie et de félicitations. Pour nous, ça a été plutôt réserve et changement de sujet. Comme si parce qu’on avait vécu des drames, on avait plus le droit de se réjouir. Comme si ce passé faisait qu’on ne pouvait plus profiter du moment présent. Et alors, oui, nous, on était dans la retenue aussi, mais on était profondément heureux. Et on a senti dans certains regards un jugement. « Si ça se passe mal, mieux aurait voulu qu’il n’y ait pas de grossesse du tout et surtout ne pas le dire ».

Alors, en toute honnêteté, je ne sais pas quelle réaction j’attendais. Probablement que je n’aurais trouvé aucune appropriée à la situation. Mais je veux quand même mettre en évidence cette différence de traitement. Je pense que certains ont aussi des pensées comme : vu leur passif, ce n’est vraiment pas une bonne idée de l’annoncer si tôt… Mais fort heureusement personne n’a osé nous le dire. Cette réaction-là m’aurait été insupportable et j’aurais très mal réagi, c’est certain. 

Enfin, durant ce premier trimestre, il y a eu aussi des annonces de grossesse dans l’entourage. Je tenais à en parler car pour être tout à fait honnête, j’ai eu du mal à les encaisser. Pas que je ne sois pas contente pour ces personnes, juste que j’avais peur d’être de nouveau du mauvais côté des statistiques… Et j’avais égoïstement envie d’être la seule grossesse du moment. Ça m’est passé depuis, mais je tiens tout de même à le dire. Ce n’est pas parce qu’on est désormais enceinte que les annonces de grossesse passent mieux ! 

Je crois que je vous ai tout dit, pour ce premier trimestre, pour résumé, il n’était pas de tout repos. Mais je le revis 10 fois sans problème. En effet, au-delà de la peur, de la culpabilité, de la fatigue et de tout le reste, le bonheur de vivre ça, de savoir la vie en moi surpasse largement tout ça. Alors oui quand ma SF m’a demandé de définir mon ressenti sur cette grossesse, j’ai parlé d’orage, de tempête. Mais l’orage et la tempête n’ont pas que des mauvais côtés, je vous l’assure ! 

Ellega

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