BIENVEILLANCE,  MAGIE,  SIMPLICITE / NATUREL,  SPIRITUALITE

Un chemin tortueux vers la parentalité

Chère Harmonie,

L’ébauche de cet article est dans mes brouillons depuis très longtemps, mais depuis le 13 juillet, il a pris une nouvelle tournure. Depuis, je repousse son écriture et sa parution. Je me suis toujours dit qu’il serait intéressant que je fasse un article qui résume notre parcours depuis que le désir d’enfant nous a embarqué mon chéri et moi. Pourquoi ? Car je trouve que lire/écouter les témoignages de personnes pour qui ça n’est pas facile non plus aide beaucoup à se sentir moins seuls. Et dans ce chemin, je me suis sentie souvent très seule, alors voilà notre récit !

Comment vous dire ?

Sauf que depuis le 13 juillet, il s’avère que je me dois d’annoncer en même temps que ce parcours difficile, une belle nouvelle. Or, j’ai conscience à quel point c’est souvent éprouvant de lire des témoignages qui se finissent bien (comme si c’était toujours le cas) alors j’ai hésité. Alors oui, je vous annonce d’ores et déjà que oui, je suis aujourd’hui enceinte. De 5 mois, alors que j’écris ces mots. Il m’a fallu 5 mois pour oser l’écrire…  C’est pour dire à quel point, j’ai peur de faire de la peine et à quel point j’ai peur que tout s’arrête encore une fois. 

Vous qui me lisez, vous avez le droit de ne pas poursuivre votre lecture. Vous avez le droit de trouver ça injuste, d’être même en colère. Je sais ce que provoquent les annonces de grossesses quand soi-même, on attend et/ou on a vécu le pire… Même après l’avoir vécu, je ne sais pas comment bien faire pour l’annoncer dans les meilleures conditions et j’espère que vous me pardonnerez ma maladresse. 

Même si notre chemin, à mon mari et à moi, va se solder par un bonheur composé d’un bébé (je l’écris pour m’en persuader, car je crains toujours le pire), je pense que même si ce n’est pas votre cas (Encore ou jamais… Qui peut le savoir ? C’est ce qui me rongeait le plus durant tout ce temps) que mon témoignage pourra peut-être vous donner des pistes ou au moins faire écho à votre histoire. 

Retour sur notre parcours

Début des essais

Ce que certaines (moi comprise) appellent le trimestre 0, celui où on décide de se lancer dans le chemin de la parentalité, à commencer pour nous au printemps 2016. Cela faisait un an pour moi que l’idée de devenir mère se bousculait dans mon esprit avec mes peurs, mes préjugés, mes doutes… J’ai arrêté la pilule en automne 2015 car je ne supportais plus de prendre tout ce que cela impliquait (cf. article). À ce moment, nous avons commencé la symptothermie, étant dans une phase d’apprentissage, nous avions tout deux consciences qu’une grossesse pouvait survenir si nous n’étions pas assez rigoureux et à ce moment-là, nous étions ok avec ça mais ça n’était pas un projet en tant que tel. 

Au printemps, l’appel de la maternité, si je puis dire les choses ainsi, c’est fait plus fort en moi, mais je n’étais pas sûre que nous étions vraiment prêts. C’était encore abstrait, quelque chose du style, bientôt, bientôt, mais pas tout de suite. Nous étions au clair sur le fait que le moment parfait n’existait pas. Vous savez cette idée qu’il faut attendre d’avoir deux CDI, deux bons salaires, une maison, une voiture assez grande, des économies… Et que nous n’attendions pas ce moment soit disant idéal. En vrai, je ne sais pas trop ce qu’on attendait du coup. 

Et puis, il y a eu ce rendez-vous gynécologique où j’informai ma gynécologue que j’avais cessée ma contraception. Son réflexe fut de me demander si c’était pour un projet bébé. Je lui répondis que non, que je pratiquais la symptothermie. Comme nombre de professionnels de santé, elle fut assez réticente et voulue me faire peur en m’assurant que je risquais de tomber enceinte. 

Pour couper court, je lui répondis en gros que j’avais confiance en cette méthode, mais que je n’étais pas stupide, je connaissais les risques. Si grossesse, il devait y avoir, nous l’accueillerons avec joie même si ce n’était pas un projet immédiat. Elle changea alors de fusil d’épaule et me demanda pour quand était ce projet alors ? Je fus un peu prise de court, nous n’avions jamais abordé de dead-line avec mon chéri. On attendait quand au juste ? Je suis restée évasive en disant « je ne sais pas trop, à moyen terme… ». 

Elle m’indiqua alors que selon ce que signifiait moyen terme pour moi, il fallait que j’ai en tête que le temps moyen pour un couple pour concevoir un enfant était d’un an et donc que si j’envisageais d’avoir un enfant dans les 2 ans, il n’était pas déconnant de s’y mettre maintenant.

J’avais beau le savoir qu’on ne fait pas un enfant en claquant des doigts, je ne m’étais jamais fait cette réflexion. J’avoue que cela m’a bien travaillé. Et si, ça mettait longtemps ? Et si le jour où on essayait vraiment, cela prenne des mois voir des années ? On en parla avec mon chéri et rapidement, on arriva à la conclusion un peu « informel » qu’après tout, on savait que ça ne serait jamais le « bon » moment et qu’on pourrait bien tout simplement laisser la nature décider.

Il n’y a pas eu de grande déclaration. De grands moments où on s’est dit : allez, viens, on fait un bébé ! Non, on a juste glissé de « on fait attention, mais si ça arrive, c’est ok » à « laissons faire ». Il n’y avait pas de pression, pas d’attente particulière, pas de réflexion sur tout ça, juste on vivait nos vies et on verrait bien.  

Ma première grossesse

Sauf qu’à peine 2 mois après, j’avais une première frayeur avec 2 jours de retards. À ce moment-là, je n’en ai pas parlé à Sébastien, car je me suis juste dit non, ce n’est pas possible, pas si vite. Je m’étais, je crois, conditionnée à ce que cela prenne un an du coup. Finalement, ce fut une fausse alerte ou une fausse-couche très précoce, mais à ce moment-là, je n’y ai pas pensé et je ne saurais jamais. 

Mais à peine le mois suivant, rebelote, mais là, je ne me suis rendue compte de mon retard qu’au bout de 4 jours. Je venais tout juste de commencer un nouveau travail et je n’ai pas fait attention. J’ai réalisé mon retard, car j’avais mal aux seins ce qui m’a fait checker la date de mes dernières menstrues. Je me souviens comme si c’était hier de cette discussion surréaliste avec mon chéri dans la chambre. 

« ­— ­Je crois que j’ai quatre jours de retard ! 
— ­Ah et c’est pas normal ? 
­— Ben un jour ça arrive, deux rarement, mais là 4, je crois que ça m’est jamais arrivée. Mais bon avec le boulot, je suis stressée, ça doit les retarder. 
—­ En même temps, tu as les seins plus gros que d’habitude. ­— Tu trouves ? *moi qui me tripote les nibards* Ouais je sais pas ! Elles arriveront sûrement demain. 
— Mais tu crois que c’est possible que tu sois enceinte ? 

Je vous rappelle qu’on faisait de la symptothermie, sauf que depuis notre décision, j’étais plus vraiment vigilante, je loupais des températures au réveil, je notais pas tout. La preuve, je ne m’étais pas rendue compte de mon retard. Je balayais quand même le peu d’info sur ce cycle que j’avais compilé et j’avais noté nos rapports (parce qu’avec mon boulot autant vous dire que ça n’avait pas été la folie niveau libido, oui, vraiment je vous dis ça ^^). Un seul rapport pouvait correspondre à la toute fine de ma période de fertilité. Mais franchement je trouvais ça vraiment peu probable, mais vu la qualité de mes observations, ce n’était pas très fiable. 

— Bah écoute ! Potentiellement oui, mais franchement ça serait fou parce qu’on ne peut pas dire qu’on est eu beaucoup de rapport ce mois-ci. Bon si jamais elles n’arrivent pas demain, j’irais chercher un test de grossesse pour être sûr. »

À ce moment-là, je n’envisageais pas vraiment que ce soit possible. Jusqu’au lendemain. Durant cette journée, j’eus des vertiges et des nausées et pas l’ombre de mes menstruations. Je me souviens envoyé un message à mon chéri, en lui disant :  » bon enfait, c’est possible que je sois enceinte, je vais chercher ce test. « 

Le soir même, on a lu la notice qui disait d’attendre les urines du matin. Je ne dormis pas et le lendemain, le test se révéla défectueux, il n’afficha aucune barre. J’envoyais mon chéri en chercher un autre dans la journée, car je terminai tard ce jour-là. On attendit encore le lendemain. C’était un 14 juillet, le 14 juillet 2016. À 5 h 30, je fis pipi dans un verre et attendis le résultat. Il vira positif dans la seconde. Je me suis mise à trembler de tout mon corps. Je n’y croyais pas..

J’ai voulu laisser le test de grossesse sur la table de chevet de mon chéri pour qu’il voie le résultat en se levant, mais il m’avait entendu et je crois que c’était l’annonce la plus nulle de toutes les annonces de l’univers. Je ne me souviens pas de ce que j’ai dit, mais il a fini par comprendre. Je crois qu’il a vu à quel point, j’étais paniquée et déboussolée. Alors au bout de quelques minutes, il m’a demandé si on le gardait… Cette question m’a semblé sortir de nulle part (mais je pense que j’avais une tête qui l’a fait vraiment douté). Sur le coup, j’ai été en colère qu’il puisse seulement l’envisager. C’est là que j’ai compris, je crois, à quel point, j’aimais déjà cet enfant et que je ferais tout pour lui. 

Je crois que j’ai déjà raconté tout cela quelque part sur leur blog, mais tant pis. Je n’ai que peu de choses à raconter sur notre premier enfant. En quelques semaines, il m’a fait remettre en question tout un tas de chose et puis… 

Ma première fausse couche et la découverte que le chemin vers la parentalité ne serait jamais ce qu’on avait imaginé

Il nous a quittés au début du mois d’août. Je ne reviendrais pas ici sur ce que j’ai, ce qu’on a, traversé par rapport à cette perte, je crois que j’ai sûrement déjà tout dit à ce propos et en même temps aucun mot ne suffira jamais. Ma nouvelle en parle mieux et de façon plus profonde et je n’ai pas envie d’y revenir plus ici.

Les 18 mois suivants ont donc été ponctué d’allers-retours entre les différentes phases du deuil, de remise en question, de doute. Pendant quelques semaines, l’idée d’un autre enfant me semblait insupportable ou du moins pas d’actualité. On ne s’est pas protégé pour autant, mais voilà… Puis au bout de quelque temps, le besoin viscéral de tomber enceinte, de devenir mère m’a prise. Petit à petit, c’est devenu une obsession, le but ultime de ma vie. J’avais ce vide immense en moi et j’avais besoin de le combler. Le « on verra bien » est devenu, il faut que ça marche, c’est vital ! 

Je pense que dernière cette espèce de pulsion doit se cacher beaucoup de choses inconscientes. Moi, je crois que j’avais besoin de réparer. Je voulais porter la vie et pas la mort. Et chaque cycle était une torture. Si au début, je n’ai pas pensé qu’on pouvait avoir un problème, petit à petit l’idée à commencer à me titiller. Et si, on ne pouvait pas avoir d’enfant ? 

Une deuxième grossesse qui s’arrête

Je suis alors retombée enceinte en décembre 2017 et cette grossesse s’est encore une fois arrêtée, mais cette fois avant même que je ne sois sûre qu’elle était réelle.

Je me sentais terrassée, à bout, épuisée, vidée, mais j’ai décidé de me relever. Il y avait forcément une raison à ce qui nous arrivait. Et même si je refusais d’envisager qu’on puisse avoir un vrai problème qui conduise à tout ça, je me devais de le vérifier.

J’ai alors pris mon courage à deux ovaires et j’ai demandé des explications.

Un bilan de fertilité violent mais sans réponse à la clef

Il me fallut batailler pour accéder à un bilan de fertilité pour comprendre pourquoi, mais finalement au début de l’été 2018, nous entamions une série d’examens.

De mon côté, je subis :

  • des bilans sanguins
  • une hystérosalpingographie
  • une hystéroscopie
  • échographie endovaginale
  • un caryotype

Du côté de mon chéri, ce fut :

  • un spermogramme
  • des bilans sanguins
  • un caryotype

Ce fut une nouvelle épreuve. Je me rendis seule à chacun des examens, alors que je fus à ses côtés pour le spermogramme. Cela me reste aujourd’hui encore au travers de la gorge, car ce n’était pas des examens faciles, c’était intrusif, même un peu violent. Si je n’ai pas eu vraiment mal pendant les examens, j’eus très mal après. Les médecins étaient affreux et ont eu un comportement très déplacés avec moi à mon sens. Mais j’ai subis les choses sans broncher parce que plus que tout, je voulais des réponses. 

Mais nous n’en avons pas eu. Tout était normal. On nous proposa malgré tout d’entrer en parcours PMA car nous essayions depuis plus d’un an de concevoir sans succès donc nous étions tout de même hypofertiles. La proposition fut violente, car elle ne prenait pas en compte, nos antécédents. Le médecin fut méprisant au possible et la solution proposée n’avait à mon sens aucun sens. 

On nous proposa une stimulation ovarienne alors même qu’on venait de me dire que mes ovaires fonctionnaient parfaitement. En ce qui concernait les grossesses arrêtées, il n’y eut pas un mot si ce n’est des propos déplacés pour ne pas dire pire. 

Moi qui espérais avoir des réponses et du soutien, nous repartîmes seulement avec de la colère et de la tristesse. 

Une troisième grossesse arrêtée

Après cette première confrontation avec la réalité de la PMA (procréation médicalement assistée), je commençais à me dire que nous n’aurions peut-être pas d’enfant. Si nous avons de la chance dans nos épreuves, c’est que malgré cette éventualité, on décida de se marier. Après tout, on avait déjà connu beaucoup de pires. On avait survécu, alors il ne nous restait que le meilleur, non ? 

Je gardais l’espoir que cela fonctionne un jour, mais j’essayais petit à petit d’entrevoir un avenir où nous n’aurions jamais d’enfant. Malgré toute ma bonne volonté, je n’y arrivais pas. J’ai cherché beaucoup de témoignages sur ça, sans en trouver qui me parle vraiment. Ceux que je trouvais venaient de personnes qui : 

  • n’avaient pas encore arrêtés d’espérer, ou
  • finalement s’étaient rendues compte que ce désir ne venaient pas d’elles mais de la société et qu’elles étaient très bien sans enfant,
  • ou alors de femmes qui au final avaient dépassé l’âge d’avoir des enfants et de fait avec le recul se disaient que c’était très bien comme ça.

Moi, je cherchais quelqu’un qui me dise que, malgré son désir d’enfant, malgré le fait qu’elle pouvait encore espérer, elle avait trouvé un autre but (ce n’est pas vraiment le mot, mais je n’en ai pas d’autre) dans sa vie. Elle en était arrivé à se dire maintenant (pas dans 20 ans) qu’elle était finalement très bien sans enfant. Et que du coup, finalement elle n’attendait plus que cela arrive. 

Je me disais que c’était à moi seule de trouver la paix avec ça, quand je retombai enceinte et que je perdis ce 3ème bébé aussitôt. Je fus à nouveau plongé dans le fond. Cette fois, je ne me sentis pas seule. J’en parlai autour de moi et mon chéri m’épaula à chaque seconde. 

Je décidai de me prendre en main. Peut-être qu’il me fallait reprendre possession de mon corps, me réconcilier avec lui, faire la paix et globalement reprendre le pouvoir sur tout ça… Je le définis comme ça aujourd’hui, mais à ce moment-là, je me suis dit mon corps/la vie veut me dire quelque chose avec ces épreuves. Le désir de devenir mère m’habite, je veux porter la vie, mais quelque chose coince. Comme la médecine ne sait pas quoi, c’est à moi de trouver et mettre toutes les chances de mon côté. Je pensais déjà ça avant, mais je me laissais peut-être un peu vivre. À ce moment-là, j’ai pris la décision de faire tout mon possible même si je ne savais pas où ça allait me mener. 

Un parcours de retour à soi

Les premières étapes

J’ai donc entrepris de façon plus forte un parcours de retour à moi, à mon corps, à mes désirs… Bien sûr, je l’avais déjà entrepris depuis un moment. Ce chemin, j’avais commencé à le prendre un an, je dirais, avant ma première grossesse. J’ai commencé par commencer par revoir ma consommation de façon générale pour être en accord avec mes valeurs. Je me suis dirigée vers le végétarisme, le bio, le local. J’ai arrêté d’empoisonner mon corps petit à petit et à la contraindre aussi : arrêt de la pilule, symptothermie, slow-bra et slow-épilation. 

Mais tout s’est accéléré avec notre premier bébé. J’ai passé vraiment à ce moment-là de nombreux caps dans ces différents domaines. Puis nous l’avons perdu. Alors, je me suis ouverte à l’ésotérisme (si on peut appeler cela ainsi), je me suis ouverte à plus grand. J’ai commencé à utiliser des oracles. Je me suis plongée dans le yoga et la méditation… Je cherchais des explications à ce qui nous était arrivé. Même si je ne les ai pas trouvées en tant que tel, j’ai agrandi le champ de mon univers. J’ai tout de même entraperçu des réponses partielles, pas toujours satisfaisantes, mais des messages/idées et concepts qui m’ont un peu apaisée. 

Suite à notre deuxième perte, je me suis autorisée à investir en moi en m’offrant des formations dans ces sujets qui ne me paraissaient pas nécessaires, mais qui me faisaient du bien. J’ai appris notamment le tarot et le pendule ! 

J’étais en chemin vers une forme de résilience quand nous perdîmes notre troisième enfant. Face à cette nouvelle épreuve, je crois que je me rendis compte que je m’étais peut-être trop focalisée sur le « spirituel », le « mental » au détriment de mon corps. Probablement, car on ne nous avait trouvé aucun problème physique… Mais là, quelque chose me fit penser qu’il était temps pour moi de revenir à mon corps !

Naturopathie et ostéopathie

Je décidai donc une naturopathe sur les conseils d’une sage-femme adorable. Ce fut la première personne dans notre parcours qui nous écouta vraiment alors que je perdais notre bébé. Elle fut la première à me parler d’un problème de nidation, c’était son intuition au vu de notre parcours. Elle me conseilla donc un livre sur les plantes médicinales pour la grossesse : le trèfle de vie. 

La naturopathe me fit, elle, un diagnostic. Elle me détecta plusieurs soucis : une mauvaise irrigation sanguine du petit bassin et une mauvaise digestion et un foie paresseux entraînant une « pollution » de mon utérus. Je changeai mon alimentation et mis en place des exercices de mouvement du bassin suite à ses conseils. Mon chéri la vit aussi, mais il se concentre sur sa santé globale et non sa santé « fertile ». Je n’ai donc rien de concret sur ça à vous partager.

Je vis également une ostéopathe qui ne trouva rien au niveau de mon bassin en tant que tel, mais de nombreux blocages au niveau de la mâchoire.

Guidance de l’utérus

En parallèle, j’enchaîna avec une guidance de l’utérus avec @la_onoria. Elle évoqua pour résumé très grossièrement des peurs transgénérationnelles et une sécheresse dans mon utérus. La sécheresse correspondait aux problèmes d’irrigation à mon sens. En ce qui concerne le transgénérationnel, c’était la 3ème personne après la naturopathe et l’ostéopathe à me l’évoquer. Sans compter une kinésiologue vu avant tout ça dans le cadre de ma pratique du flux libre instinctif. 

Creuser le transgénérationnel

Je décidai alors de creuser, enfin, ce transgénérationnel. J’ai fait un article dédié à ce propos. Cela m’apprit que le deuil périnatal était très présent dans l’histoire de ma fille. Pour vous donner l’exemple le plus parlant, mon grand-père maternel porte le nom de son frère ainé décédé peu après la naissance. En plus de cela, il est le premier garçon vivant après que trois garçons soient décédés avant l’âge d’un an. Mon arrière-grand-mère du côté maternel a donc vécu 3 deuils périnataux dans sa vie et je l’ignorais totalement. Je ne sais pas ce que cela débloqua en moi, mais je pleurai beaucoup en le découvrant. Des tirages m’aidèrent aussi à y voir plus clair sur les peurs liées à la maternité dans ma famille. Des peurs qui ne m’appartenaient pas, mais je ne vous en dirais pas plus cela reste très intime. 

M’offrir une formation en gyn’écologie holistique

En me parlant du trèfle de vie, ma sage-femme m’ouvrit un nouveau champ des possibles. J’achetai plusieurs livres qui parlaient des plantes et des femmes dont le livre de Marie Pénélope Perez. Je découvris du même coup qu’elle avait crée une formation. Une formation pour les femmes qui souhaitent reprendre le pouvoir sur leur santé féminine. Le prix me freina d’abord, je l’avoue, et je finis par le demander en cadeau. Je parlerai davantage de cette formation dans un article dédié. En tout cas, j’appris à me reconnecter à mon corps de femme, à mon ventre. Je crois même que grâce à elle, je réussis à remettre de la vie dans mon petit bassin qui en avait tant besoin. 

Cette formation m’apprend à m’ancrer dans mon corps. J’ai pu mettre en place une « routine » de retour dans mon centre, de mobilisation de mon bassin et de circulation de la vie dans le bas de mon corps. Est-ce une coïncidence que je sois tombée enceinte le mois où justement, j’ai chaque jour fait quelque mouvement de la danse de la fertilité à laquelle la formation nous a initié ? Comment savoir ?

Jeûner pour faire de la place

J’ai également dédié des articles au jeûne. Je me rends vraiment compte que tout mon parcours est raconté sur ce blog. Et je crois que chaque chose que j’ai tentée, expérimentée, compris au cours des dernières années ont permis au final d’arriver à ce miracle. Mais peut-être aussi que ça n’a rien à voir, comment savoir au fond ? 

Bref, durant le premier confinement, je me suis laissée tenté par l’expérience du jeûne avec @powerfullbelly. Je ressentais un appel pour cela depuis un moment comme je l’expliquais dans l’article. Durant le confinement, il s’est passé quelque chose que je ne saurais définir qui m’a poussé à me lancer enfin. Durant cette expérience, j’ai senti à quel point mon corps avait besoin de se nettoyer en profondeur. Et cela m’a aussi permis de me réconcilier enfin à mon ventre, à lui pardonner et à l’aimer davantage. 

Je pense aussi que, durant ce jeûne, j’ai fait de la place à la vie en moi d’une certaine manière. Pourtant, je n’en étais pas sûre à ce moment-là. Mais c’est aussi pendant celui-ci et pendant la remontée alimentaire que j’ai admis mon problème de digestion. Je niais ce point malgré le premier diagnostic d’une naturopathe plusieurs mois plus tôt.

Une consultation naturopathique

Anne-Flore (@powerfullbelly) m’a donc aidé à mettre le doigt sur mes problèmes de digestion. Pour elle, je souffrais (Je souffre encore ? On verra) d’hyperperméabilité intestinale. J’ai mis donc fin mai un protocole alimentaire différents avec un soutien par des compléments alimentaires.

Se reconfronter à la médecine de la procréation

En parallèle de tout cela, je me disais qu’il était judicieux de trouver un gynécologue ouvert. Un qui creuserait davantage notre problème de fertilité. Je pensais notamment à des examens sur la muqueuse utérine (comme la matricelab). Ce type d’examen n’est pas remboursé et donc peu fait. Or, si ce que les médecines alternatives me disaient était juste, mon souci se situait sans doute à ce niveau.  

J’ai donc contacté une autre gynécologue spécialisée en infertilité. Malgré une gestion de planning douteuse, cette femme me fit plutôt bonne impression. Elle prit en compte véritablement notre histoire dans son absence. Et avec tous les éléments qu’elle avait en main à partir de nos examens et de notre récit, elle avança deux hypothèses :

  • un problème de nidation de l’embryon à cause d’une mauvaise circulation sanguine au niveau de l’utérus mais impossible à diagnostiquer
  • une qualité ovocytaire mauvaise (en gros que mes ovules n’étaient pas bons) rendant le développement de l’embryon impossible. Cette mauvaise qualité ne pourrait être déterminé qu’en passant par une ponction et donc une Fécondation In Vitro.
  • les deux combinés

Dans un premier temps, elle nous proposa de faire un test de grossesse précoce ce cycle-là. En effet, j’étais normalement en pleine ovulation au moment de ce rendez-vous (elle n’a pas pu le vérifier, car confinement oblige, c’était une visio). Elle se demandait si je ne tombais pas enceinte régulièrement, mais que les symptômes passaient inaperçus. En gros que cela se manifestait cela par un tout petit retard de règle (voir pas du tout) à cause de fausse-couche très très précoce dû au problème de nidation. Je ne pus malheureusement pas faire ce test. En effet, je fis mon jeûne à ce moment-là et mes règles arrivèrent avec 10 jours d’avance.

Elle nous proposa donc de suivre mon prochain cycle afin de déterminer le moment de l’ovulation. On pourrait ainsi voir si tout se passait bien. S’il n’y avait pas une défaillance ovocytaire visible à l’échographie ou dans les prises de sang. Si ce n’était que ça, une piqûre d’hormone au bout moment pourrait peut-être suffire. Et si tout allait bien, on laissait comme ça. Dès la fécondation confirmée (par un test de grossesse très précoce – une semaine avant la survenue des règles), elle me donnerait un traitement pour favoriser la circulation du sang. 

Sauf que lors du suivi de cycle (folklorique à cause d’encore une fois d’une très mauvaise gestion du planning par ma gynéco), le verdict fut violent. Mon ovulation était mauvaise. Une simple piqûre ne suffirait pas pour la gynécologue. Il fallait passer par une stimulation ovarienne complète sur un prochain cycle.

Je tombais des nues face à ce diagnostic. C’était tout le contraire de ce que tous les médecins allopathiques ou alternatifs me disaient depuis 4 ans. Je n’arrivais pas à croire qu’on est pu passer à côté de ce diagnostic pourtant simple. Comment se faisait-il que tous mes bilans aient toujours été ok au niveau de l’ovulation ? Et puis la symptothermie me laissaient voir des belles données qui confirmaient mon ovulation chaque cycle. De plus, la naturopathe qui m’avait assuré que mes ovaires n’avaient aucun souci… Et tous ces ressentis dans mon corps que j’avais affiné grâce à la formation rites de femmes. Tous m’assuraient que mon cycle se déroulait sans accroc. 

Je vous le dis, j’ai refusé de croire à ce diagnostic. J’ai pensé que le jeûne avait simplement momentanément déréglé mon cycle. Nous décidâmes de laisser passer l’été avant d’envisager quoi que ce soit. Je restai persuadée que ce cycle défectueux n’était pas représentation de ma fertilité.

Crever l’abcès dans le couple

Dans la même période, nous eûmes un clash avec mon chéri. Et il était temps ! Ce ne fut pas un bon moment, mais il fut nécessaire. En effet, après notre premier rendez-vous chez cette spécialiste, il avait été convenu que nous la recontactions au retour de mes règles (si le premier test précoce ne donnait pas de résultat positif). Mais déjà, qu’encore une fois, j’avais pris le parti de prendre ce premier rdv de ma propre initiative sinon on y serait encore maintenant, quand mes lunes arrivèrent, il n’eut aucune réaction. Il n’y a même pas pensé, n’a même évoqué le fait qu’on devrait retourner la voir. Encore une fois, c’était à moi de gérer les rendez-vous et lui, il n’y pensait même pas. 

Je lui fis donc remarquer de manière acerbe que si on voulait un enfant, je ne risquais pas de le faire toute seule et l’abcès fut crever à coup de reproche, de cri et de larme. Ce ne fut pas un bon moment et je crois bien que c’est la seule vraie dispute que nous ayons eu lui et moi jusqu’à ce jour. Mais cela fut nécessaire et débloqua quelque chose. Après ça, il s’est investi dans le projet et nous avons choisi ensemble d’attendre l’automne pour décider de ce que nous ferions après ces résultats peut encourageant.

Ecrire sur mon vécu

Je rajoute ce passage alors que mon article est déjà en ligne depuis 24 h, car j’ai oublié quelque chose d’important. Pendant tout ce parcours, j’ai toujours eu besoin d’écrire sur ce qui nous arrivait, il m’a fallut presque 2 ans pour commencer après notre premier perte, mais ensuite je n’ai jamais vraiment arrêté. Et durant toute cette période, j’avais envie d’écrire une nouvelle sur notre histoire, et finalement j’ai écrit cette nouvelle « Rien ne sera jamais plus comme avant » et je lui ai mis un point final, seulement quelque jour avant de tomber enceinte, coïncidence ? Ne pas sous-estimer le pouvoir de l’écriture…

Faire d’autres projets

S’il y a bien quelque chose qui m’a toujours mise hors de moi (même si je comprenais l’intention) quand on parlait de notre projet bébé, ce sont les personnes qui nous disaient, enfin en l’occurrence me disait, il suffit de penser à autre chose ou arrête d’y penser ou part en vacances ou fait autre chose, ça viendra tout seul. 

Honnêtement, je ne crois pas que ça soit la clef, mais qui sait ? (je n’ai jamais lâché prise)

  • peut-être que le fait qu’on nous dise que mon ovulation était mauvaise m’a permis de moins y penser ?
  • ou est-ce que le fait de se dire on laisse passer l’été on verra à ce moment-là à jouer ?
  • peut-être le fait de partir en vacances dans notre région de cœur en Auvergne pour s’y projeter pour y vivre à contribuer ?
  • ou encore peut-être est-ce le fait de commencer un nouveau travail…
    Oui peut-être que toutes ses choses ont aussi contribué d’une certaine façon à nous amener à cette grossesse miraculeuse et spontanée. Ce magnifique arc-en-ciel que nous chérissons de peur qu’il ne s’estompe et donc je crève d’envie de vous parler plus…

Oui, cet article est le premier d’une série sur ma grossesse arc-en-ciel. J’ai beaucoup de choses aussi à en dire (celles qui en ont vécu une savent.)… À suivre ! 

Ellega

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