• BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  SIMPLICITE

    Se reconnecter à son corps par le Yoga ?

    Chère Harmonie,

    Je te racontais la dernière fois combien j’ai été dure (et je le suis encore) avec mon corps. Apprendre à l’aimer est un long travail que je dois faire. Cette idée que mon corps n’est pas vraiment moi m’a longtemps accompagnée et je ne peux pas dire que j’en sois débarrassé. Ce corps qui ne grandit pas aussi vite que l’on voudrait, ou trop vite pour d’autre. Ce physique pas assez avantageux ou parfois trop. Ces formes qui n’apparaissent pas où on les attendait. Ces capacités pas toujours innées qu’il est difficile de maîtriser. Les griefs qu’on a vis à vis de lui peuvent être nombreux, trop nombreux. C’est mon cas.

    L’âge et les expériences de la vie ont fini par me faire comprendre que je ne pouvais pas vivre que dans ma tête et qu’il était inutile de continuer à vouloir dissimuler mon véritable corps sous des artifices (vêtements, maquillage ou prise d’hormones et autres soins marketing). Je n’allais pas me réveiller un matin et me trouvait magnifique comme ça. Deux choix s’offraient donc à moi. Soit je continuais à me faire du mal en essayant de répondre aux standards de la société, soit j’apprenais à me regarder autrement. C’est donc ce que j’ai commencé à faire, me déconstruire (bon j’ai essayé de trouver une explication claire de ce qu’est la déconstruction mais c’est pas évident, voici une vidéo qui donne une idée) des normes de la société sur des questions comme l’épilation, la beauté…

    Mais il y a une différence entre réaliser que ce qu’on fait subir à notre corps n’est pas normal et arriver à l’appliquer à soi-même. Combien de personnes ont conscience que les points noirs ou les boutons sont dues à la pollution et aux hormones et qu’une peau de bébé ne peut être que celle d’un bébé justement ou que les rides sont les résultats ?logiques d’une vie où le visage ne cesse de bouger et finit par marquer ? Pourtant, ces même personnes n’arrivent pas à accepter le temps qui passe sur leur corps ?

    Et si la clef résidait en le fait que déconnecter de notre corps, nous ne pouvions pas réaliser les changements qui s’opèrent ? Il serait alors logique que vu que nous ne comprenons pas vraiment que notre corps change, nous ne pouvons accepter le résultat de ses modifications. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est qu’une théorie, mais j’ai la sensation que c’est assez proche de la vérité. Occupés par nos pensées qui elles ne vieillissent pas (ne dit-on pas qu’ « on reste jeune dans la tête » ?), on oublie que notre corps vieillit lui (ou grandit, en tant qu’enfant assis sur une chaise à longueur de journée en classe occupé à faire travailler ses méninges, on peut-être tout aussi déconnecté du corps que les adultes, non?).

    J’ai cette idée car pendant des années, je n’ai pas écouté mon corps. Même quand j’enchaînais les petits maux, je traitais le symptôme sans chercher la cause. J’endormais ma fertilité à coup de pilule, évitant du même coup de me confronter à mon acné et ma nature cyclique (oui, oui, je reparlerais de cela plus tard). Je ne faisais aucun sport car je ne m’en sentais pas capable et je n’en voyais pas l’intérêt, et de ce fait je m’enfermais encore plus dans ma tête.

    Jusqu’à ce jour où je me suis dit que j’allais essayer le Yoga. Pas pour faire du sport (d’ailleurs on m’a dit à ce moment là que ce n’en était pas un et ça m’a bien soulagé), mais pour gérer mon stress. Pour la première fois de ma vie, j’ai compris que mon corps n’était pas mon ennemi. Cela ne sait pas fait en un instant, non, mais à chaque exercice que j’arrivais à faire, je me disais que c’était possible finalement. A chaque ajustement de la prof pour s’adapter au physionomie de chacun, j’acceptais que nous n’étions pas tous identiques et que ce n’était pas grave. Enfin, je trouvais une façon de « jouer » avec mon corps tel qu’il est vraiment. Sans jugement, sans objectif à atteindre, sans pression.

    Bien sûr que mon ego essaye de me comparer aux autres, que mon besoin d’être la meilleure me pousse à essayer d’atteindre la posture « maximale ». En contrepartie, j’ai trouvé dans la pratique du yoga des professeurs bienveillants qui ne cesse de faire redescendre ses pulsions de l’ego et à nous apprendre à écouter notre corps, ses limites et ses besoins et des pratiquants qui comme moi cherchent juste à se retrouver sur le tapis. J’apprend à être plus attentive à mon corps et à mieux l’occuper dans son entier-té, à le connaître. Oui, je ne suis pas très souple, mais je m’en sors pas trop mal en posture d’équilibre et ça c’est cool ! J’apprend à être plus attentive à lui aussi et quand je ressens une douleur ou une tension, je n’essaye pas de l’enfouir, mais je l’observe, je l’accepte et j’essaye de comprendre, de soulager en douceur…

    Ce n’est pas évident, non, et je rechute parfois, mais chaque respiration que je prend sur le tapis est plus conscient et me permet d’accepter mes bons jours comme mes mauvais jours, mes forces comme mes faiblesses. Aujourd’hui, je me sens bien mieux dans mon corps que je ne l’ai jamais été. J’accepte presque son imperfection car c’est ainsi que je suis faite et c’est sans doute pour une bonne raison. Mon corps est une part de moi que j’essaye d’apprivoiser grâce au yoga entre autre et je ne peux que vous conseiller d’essayer de votre côté. Le yoga a d’autres fonctions bien sûr mais si vous souhaitez reprendre contact avec votre corps, il est un moyen intéressant car il permet de le mobiliser d’une façon douce sans jugement de valeur, sans attente autre que passer un moment avec vous-même et s’accorder un peu de temps avec soi, ça n’a pas de prix.

    Et vous avez-vous une expérience du Yoga ? Comment vous reconnectez vous à votre corps ? Est-ce que cela vous apporte les mêmes choses qu’à moi ?

    Ellega

    PS : Bien sûr, se reconnecter à son corps ne résout pas tout. Le déconstruction est importante aussi et la peur du regard des autres reste encore un point compliqué pour moi, mais j’ignore encore comment gérer cela. As-tu des pistes peut-être, Harmonie ? 

     

  • INSPIRATION,  SIMPLICITE

    Nous en faut-il vraiment plus ? Et si avoir empêchait d’être !

    Chère Harmonie,

    « Travailler plus pour gagner plus », un slogan dont tout le monde se souvient, non ?

    A l’époque, adolescente en quête d’approbation des autres, je n’appréciais déjà pas cette idée. Je ne vais pas rentrer dans le débat du « gagner plus », mais plus que quoi ? Car ne devrait-on pas, TOUS, simplement gagner ce dont on a besoin pour vivre et se sentir en sécurité ? Non, je vais zapper cette idée et passer à la suite !

    Pourquoi vouloir toujours « plus » ? D’où vient ce besoin -pardon je confonds besoin et envie- donc d’où vient ce désir d’avoir toujours plus ? Est-ce qu’en Harmonie, les gens entassent tout un tas de choses ? Cela m’étonnerait vraiment. D’ailleurs, je n’ai pas nommé ce site avoir de l’Harmonie, mais être en Harmonie. J’ai l’air du coup d’opposer ces deux verbes : avoir et être. Mais le sont-ils ? Je ne peux que me rendre compte que grammaticalement parlant, tout à l’air de les opposer. On accorde après le verbe être et pas derrière le verbe avoir ; je vous passe les exceptions (COD avant le verbe) évidemment, je ne vais pas vous faire un cours de conjugaison. Je m’égare, mais oui, à mon humble avis, c’est deux verbes sont diamétralement différents et dans notre vie terrestre, l’avoir peut nous empêcher d’être.

    On a tous (enfin, je crois) appris que l’argent ne fait pas le bonheur, pourtant, j’ai toujours ressenti une satisfaction à posséder. En tant que grande sœur, il m’a toujours été difficile de partager, encore aujourd’hui parfois… Néanmoins, quand j’ai entendu parler pour la première fois de minimalisme (je ne me souviens plus exactement comment, probablement avec la chaîne de Laetitia, le corps, la maison, l’esprit, je te suggère cette vidéo qui parle de son parcours qui est très intéressante de mon point de vue car elle montre à quel point le zéro déchet (je vous renvoie à mon article sur le sujet d’ailleurs), l’écologie, le minimalisme et tous les thèmes que je compte abordés sont liés ), j’ai senti que je touchais là quelque chose d’important à mon épanouissement.

    Je me suis empressée d’acheter le livre de Mary Kondo, la magie du rangement (il a fait parlé de lui d’ailleurs). Alors certes, ce livre ne parle pas de minimalisme à proprement parlé, mais de désencombrement, et de fil en aiguille j’ai lu Zéro Déchet de Béa Johnson.  J’avais à son encontre, un peu de scepticisme car ayant une formation dans l’environnement et dans la gestion des déchets en particulier ainsi qu’un travail dans le domaine, je doutais qu’elle ait de véritables idées innovantes. Force est de constater que je me trompais, alors certes concernant la gestion des déchets, elle n’avait rien inventé mais sur sa façon d’utiliser les concepts « refuser, réduire, réutiliser, recycler », je découvrais vraiment avec elle, « le minimalisme ».

    Le meilleur déchet est celui qu’on ne crée pas, ça avait été la base de mes cours et pourtant je n’avais jamais été jusqu’à faire le lien que ma production de déchets venait de ma consommation non raisonnée. J’avais beau acheter en vrac au maximum, acheter mes légumes et mon pain dans une amap, avoir un lombricomposteur sur ma terrasse, trier mes déchets, aller à mon travail en vélo, je n’y étais pas, et même plutôt loin. Ma prise de conscience n’avait pas été complète comme j’en ai parlé dans mon article précédent.

    Je m’en suis voulue Harmonie, si tu savais. Persuadée d’être une « bonne » personne (bienveillance, bienveillance, j’ai du boulot, hein?), je me suis pris une claque dans la gueule.

    Alors, oui, je faisais déjà des efforts, mais j’étais dans ma petite bulle. Je faisais des efforts d’un côté, et de l’autre, j’achetais des fringues à bas prix dans des magasins (dont je ne citerais pas les noms) sans penser aux conditions de fabrication, j’achetais sans considération, juste pour atteindre un plaisir éphémère.

    Alors, j’ai commencé le tri (il y a a fallu un déclic émotionnel pour que je me lance, dont je vous reparlerais quand je me sentirais prête).

    J’ai raisonné de plus en plus ma consommation et je ne suis qu’au début du chemin (sachant que nous avons rénové notre appartement et ça c’était une sacré paire de manche, mais je vous en parlerais une autre fois peut-être) et parfois je rechute. Il est parfois difficile de ne pas céder au consumérisme qui nous pousse chaque seconde à l’avoir et nous réduit à être des consommateurs (petite interlude musicale) Et non je ne fais pas encore tout comme il faudrait, loin de là, mais à chaque décision que je prend en ce sens, j’avance vers un mieux pour moi et la vision du monde que je veux porter. (Sois le changement que tu souhaites voir dans le monde, Gandhi)

    Tout ce cheminement m’a permis de réaliser au plus profond de moi qu’avoir ne me rendait pas heureuse et ce qui nous rend heureux, c’est d’être nous-même. D’accéder à notre vrai moi. Pas la petite voix qui parle dans notre tête et commente tout, tout le temps, mais nous. Ni ce que le monde occidental voudrait que l’on soit. J’ai compris que je devais apprendre à m’aimer moi et à ne pas acheter des choses pour essayer de ressembler à « je ne sais même pas à qui ou quoi ». Je vous reparlerais bientôt de cette petite voix qui parle sans cesse dans ma tête, mais je tiens déjà à vous renvoyer vers ce livre « L’éveil » et ma chronique sur celui-ci, ici, qui parle de beaucoup de chose dont je viens de vous parler.

    Aujourd’hui, je sais que je me sens mieux dans un endroit épuré où je laisse davantage de place à l’espace qu’aux objets. Épuré ne voulant pas dire aseptisé. J’ai découvert que je préférais avoir quelques vêtements que j’adore et que je mets souvent car j’y suis à l’aise qu’une armoire pleine de jolies choses dans lesquelles je ne me sens pas moi-même et que, donc, je ne mets pas (ce qui ne veut pas dire que mon armoire est vide, je n’en suis pas à la capsule 333, loin de là). Je crois vraiment que limiter l’avoir me permet d’être davantage moi-même.

    Je n’achète plus pour me sentir heureuse un instant, à la place quand je sens l’envie d’acheter quelque chose, je me pose un instant. Je réfléchis. Je le note sur un papier et j’y reviens plus tard….

    Et si j’ai toujours envie de l’acheter. Je me pose alors des questions : Pourquoi est-ce que j’ai envie d’acheter cet objet ? Comment je me sens à l’idée de l’avoir ? Est-ce qu’une fois que je l’aurais, je serais plus heureuse ? Si oui, pourquoi ? Si non, alors pourquoi je veux l’acheter ? En ai-je besoin ? Oui ? Pour quoi faire ? N’ai-je pas déjà quelque chose qui a la même fonction ? A t il été fabriqué dans de bonnes conditions (environnementaux et sociétaux)? Si non, existe t il un objet similaire fait dans de meilleurs conditions ? ect ect… Au final, il se peut que j’achète l’objet tout de même. Soit parce qu’il y a une bonne raison (ça me rend vraiment heureuse ou j’en avais vraiment besoin et envie).  Soit parce que je n’ai pas su me refréner (je ne suis qu’au début du chemin) et alors j’essaye d’identifier la raison de ce « craquage ». En tous les cas, le fait de ne plus laisser l’achat être simplement compulsif me permet de me connaître davantage à chaque fois, de savoir qui je suis finalement et je ne suis pas une consommatrice lobotomisée.

    Et vous, est-ce que acheter vous procure du plaisir ? Durable ou éphémère ? Est-ce que vous allez  faire des achats pour remonter le moral ou pour vous récompenser (un peu comme pour la nourriture ?) ? Faire du shopping est-ce pour vous une activité sociale ? Vos placards sont-il remplis d’objet dont vous ne vous servez pas ? N’avez vous pas la sensation de ne pas être tranquille quand il y a trop de choses autour de vous ? Qu’en pensez-vous ?

    Si cela vous intéresse j’approfondirais avec vous ma notion du minimalisme, même si je ne considère pas comme tel, je chemine vers le moins mais mieux, quitter le superflu pour aller à l’essentiel et non l’utile car comme le dit le Petit Prince : c’est vraiment utile puisque c’est joli.

    Ellega

    PS : Harmonie, je me rends bien compte que je me mélange dans mes propos, tout s’imbrique dans ma tête, arrives-tu à me suivre ? D’une lettre à l’autre, je reviens au même sujet… Je voulais aborder avec toi tous les concepts qui me permette de cheminer vers toi, mais tout est tellement intrinsèquement lié que je m’y perds. La petite voix dans ma tête me dit que c’est n’importe quoi, que je devrais tout reprendre, mais je crois que je vais me contenter d’être ce que je suis et lâcher prise sur cette perfection que je veux à tout prix atteindre, j’espère que vous me comprendrez… 

  • BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  ETHIQUE,  INSPIRATION,  NATUREL,  SIMPLICITE,  SPIRITUALITE

    Est-ce une crise existentielle ?

    Chère Harmonie,

     

    Ne te sens-tu pas toute petite quand tu regardes le firmament ? Quand je regarde la lune et les étoiles par une nuit noire et sans nuage, je me demande la raison de mon existence. Petite fourmi insignifiante dans l’univers, pourquoi donc me retrouvé-je ici, sur Terre, dans ce corps ?

     

    Est-ce que tous les êtres humains se posent ce genre de question ? Au moins une fois dans leur vie… Non ? Le mystère du pourquoi du comment de l’existence en engendre forcément une ribambelle d’autres :

    • Est-ce que nous avons un destin ?
    • Crois-tu que nous naissions avec une liste de tâches à faire avant de mourir ? Si oui, en a-t-on conscience ?
    • Si un destin existe alors, n’a-t-on aucun libre-arbitre ?
    • Ne puis-je pas échapper à cette destinée si elle ne me convient pas ?
    • Quel est mon destin, d’ailleurs ?
    • Ai-je une mission ?

    Il est facile alors de se noyer dans un tourbillon d’angoisse et de finir en pleine crise existentielle. Est-ce pour cette raison que nous (en)fuyons ces questions ? Par peur d’obtenir les réponses ou par peur de ne pas les trouver ? Et en écrivant ceci, je perçois que cette crainte sur notre condition d’être nous pousse probablement à l’avoir ; mais je parlerais de cela dans une prochaine lettre…

    Nous finissons donc – pour la plupart d’entre nous du moins et pendant un temps plus ou moins long – par poursuivre notre vie sans avoir répondu à ses interrogations légitimes. La société et notre besoin d’être accepté nous mènent souvent à suivre l’autoroute conformiste de notre époque et de notre situation sociale, environnementale… Le cerveau empli de choses plus « importantes » : faire des études, trouver un travail, avoir de l’argent, être en couple, s’occuper du quotidien…, nous en oublions de méditer sur ce qui compte. Maladie de notre époque ? De l’être humain ? Ou les deux ?

    Occupés par toutes ces listes, angoisses, attentes, achats, nous ne nous pausons/posons jamais et cela nous évite de sombrer dans un abîme d’incertitudes (Jusqu’à une montée de Kundalini ? Je m’avance peut-être, je n’ai pas encore lu grand-chose à ce sujet). Et puis, à qui pourrions-nous poser ses questions et comment les formuler ? Certains, paraît-il, trouvent leur(s) solution(s) dans la religion, mais les cultes ont leurs travers et peuvent nous éloigner de notre vérité. Et il reste vrai que si ces incertitudes resurgissent seulement face au ciel étoilé – la pollution lumineuse se chargeant de rendre ses occasions de plus en plus rares – et que ne pas y répondre ne nous empêche pas de (sur)vivre, est-ce finalement un problème ?

    Toutefois, peut-on réellement continuer notre chemin comme si de rien n’était, endormi par le quotidien et le rêve « américain ? » ? La vie ne se charge-t-elle pas de nous confronter ? Par une bifurcation après un virage plus ou moins difficile à négocier ou avec des obstacles sur notre route ? Par le moyen de transport et notre bagage pour l’effectuer (cf. cette vidéo à partir de 24min48). (Je ne parlerais pas ici, du fait que nous choisissons peut-être (ou peut-être pas) l’endroit et les gens avec qui l’on vit et que notre route et les obstacles nous les avons-nous-mêmes définis avant de venir sur Terre…  c’est un autre sujet)

    Je crois que la vie ne cessera de nous aider à ouvrir les yeux sur notre raison d’être afin de nous permettre d’évoluer, de grandir et ce afin de nous retrouver, de TE trouver pour être en paix avec nous et l’univers. Notre libre-arbitre, lui, nous permet de saisir ces opportunités ou non, et lorsque nous sommes prêts à les comprendre, alors nous vivons un Déclic.

    Et tout Éveil (je vous parlerais bientôt d’un livre nommé ainsi et pas par hasard !) commence par une prise de conscience, non ? Et quelle conséquence aura ce premier déclencheur ? Doit-on en avoir peur finalement ? Que peut-il donc nous arriver : nous poser les bonnes questions sur notre vie, notre quotidien, nos émotions ? Rencontrer les bonnes personnes ? Prendre une décision difficile qui changera notre Vision du Monde, de notre vie ? … Ou que sais-je ? Je ne fais qu’énumérer des possibilités, mais je n’ai pas la réponse. Le résultat ne peut être qu’une meilleure vision des possibles, non ?

    Il existe pléthores de déclencheurs sur foules de sujets et chaque personne vit les siennes d’une façon différente et le but, le résultat ne sera jamais le même pour tous, même si la cause peut-être identique. La mort d’un être cher, par exemple, pourrait être la cause d’un électrochoc sur la façon dont on mène sa vie, mais selon nos individualités, deux personnes ne vivront pas un tel accident de la même façon. Deux jumeaux ayant vécu les mêmes événements dans les mêmes conditions ne sont pas pour autant identiques, pourquoi leur vie et par conséquent leurs déclics seraient, eux, semblables ? Nous n’avons pas tous le même but et mon chemin ne sera jamais le vôtre.

    Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’une fois le processus lancé, je crains qu’on ne puisse pas faire marche arrière : une prise de conscience en entraînera forcément d’autres… Comme une réaction en chaîne pour tendre vers la sérénité avec à la clef peut-être la possibilité d’entrevoir des réponses à nos questions existentielles ?

    Grâce aux ornières ou aux bifurcations inattendues, je suis désormais plus consciente, et je ne peux pas être la seule. Je ne connais pas encore la raison de ma présence sur Terre, j’ai une vision de ma destination,n’est-ce pas Harmonie ?

    Me suivrez-vous dans cet engrenage qu’est l’Éveil (spirituel mais pas que) ? Car telle est le but de ces lettres ouvertes, partager mes réflexions sur tout cela. Je sais que je ne suis pas seule sur ce chemin laborieux, alors racontez-moi votre premier déclic !

    Ellega

    PS : Mais Harmonie, dis-moi au moins une chose suis-je sur la bonne route ? Mes déclics me mènent-ils dans la bonne direction ? Est-ce que d’autres âmes en quête de sens nous attendent et nous suivent tout au long du chemin ?

    PS2 : Pour aller plus loin je vous conseille cette vidéo de La Carologie.

    PS3 (pas la console haha très drôle -_-) : J’utilise beaucoup la première personne du pluriel dans cette lettre, j’ai longuement hésité, je vous inclue ainsi dans mon raisonnement, c’est peut-être un tord, qu’en pensez-vous ? Vaut-il mieux que je parle de moi seulement ?