• BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  SIMPLICITE

    Se reconnecter à son corps par le Yoga ?

    Chère Harmonie,

    Je te racontais la dernière fois combien j’ai été dure (et je le suis encore) avec mon corps. Apprendre à l’aimer est un long travail que je dois faire. Cette idée que mon corps n’est pas vraiment moi m’a longtemps accompagnée et je ne peux pas dire que j’en sois débarrassé. Ce corps qui ne grandit pas aussi vite que l’on voudrait, ou trop vite pour d’autre. Ce physique pas assez avantageux ou parfois trop. Ces formes qui n’apparaissent pas où on les attendait. Ces capacités pas toujours innées qu’il est difficile de maîtriser. Les griefs qu’on a vis à vis de lui peuvent être nombreux, trop nombreux. C’est mon cas.

    L’âge et les expériences de la vie ont fini par me faire comprendre que je ne pouvais pas vivre que dans ma tête et qu’il était inutile de continuer à vouloir dissimuler mon véritable corps sous des artifices (vêtements, maquillage ou prise d’hormones et autres soins marketing). Je n’allais pas me réveiller un matin et me trouvait magnifique comme ça. Deux choix s’offraient donc à moi. Soit je continuais à me faire du mal en essayant de répondre aux standards de la société, soit j’apprenais à me regarder autrement. C’est donc ce que j’ai commencé à faire, me déconstruire (bon j’ai essayé de trouver une explication claire de ce qu’est la déconstruction mais c’est pas évident, voici une vidéo qui donne une idée) des normes de la société sur des questions comme l’épilation, la beauté…

    Mais il y a une différence entre réaliser que ce qu’on fait subir à notre corps n’est pas normal et arriver à l’appliquer à soi-même. Combien de personnes ont conscience que les points noirs ou les boutons sont dues à la pollution et aux hormones et qu’une peau de bébé ne peut être que celle d’un bébé justement ou que les rides sont les résultats ?logiques d’une vie où le visage ne cesse de bouger et finit par marquer ? Pourtant, ces même personnes n’arrivent pas à accepter le temps qui passe sur leur corps ?

    Et si la clef résidait en le fait que déconnecter de notre corps, nous ne pouvions pas réaliser les changements qui s’opèrent ? Il serait alors logique que vu que nous ne comprenons pas vraiment que notre corps change, nous ne pouvons accepter le résultat de ses modifications. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est qu’une théorie, mais j’ai la sensation que c’est assez proche de la vérité. Occupés par nos pensées qui elles ne vieillissent pas (ne dit-on pas qu’ « on reste jeune dans la tête » ?), on oublie que notre corps vieillit lui (ou grandit, en tant qu’enfant assis sur une chaise à longueur de journée en classe occupé à faire travailler ses méninges, on peut-être tout aussi déconnecté du corps que les adultes, non?).

    J’ai cette idée car pendant des années, je n’ai pas écouté mon corps. Même quand j’enchaînais les petits maux, je traitais le symptôme sans chercher la cause. J’endormais ma fertilité à coup de pilule, évitant du même coup de me confronter à mon acné et ma nature cyclique (oui, oui, je reparlerais de cela plus tard). Je ne faisais aucun sport car je ne m’en sentais pas capable et je n’en voyais pas l’intérêt, et de ce fait je m’enfermais encore plus dans ma tête.

    Jusqu’à ce jour où je me suis dit que j’allais essayer le Yoga. Pas pour faire du sport (d’ailleurs on m’a dit à ce moment là que ce n’en était pas un et ça m’a bien soulagé), mais pour gérer mon stress. Pour la première fois de ma vie, j’ai compris que mon corps n’était pas mon ennemi. Cela ne sait pas fait en un instant, non, mais à chaque exercice que j’arrivais à faire, je me disais que c’était possible finalement. A chaque ajustement de la prof pour s’adapter au physionomie de chacun, j’acceptais que nous n’étions pas tous identiques et que ce n’était pas grave. Enfin, je trouvais une façon de « jouer » avec mon corps tel qu’il est vraiment. Sans jugement, sans objectif à atteindre, sans pression.

    Bien sûr que mon ego essaye de me comparer aux autres, que mon besoin d’être la meilleure me pousse à essayer d’atteindre la posture « maximale ». En contrepartie, j’ai trouvé dans la pratique du yoga des professeurs bienveillants qui ne cesse de faire redescendre ses pulsions de l’ego et à nous apprendre à écouter notre corps, ses limites et ses besoins et des pratiquants qui comme moi cherchent juste à se retrouver sur le tapis. J’apprend à être plus attentive à mon corps et à mieux l’occuper dans son entier-té, à le connaître. Oui, je ne suis pas très souple, mais je m’en sors pas trop mal en posture d’équilibre et ça c’est cool ! J’apprend à être plus attentive à lui aussi et quand je ressens une douleur ou une tension, je n’essaye pas de l’enfouir, mais je l’observe, je l’accepte et j’essaye de comprendre, de soulager en douceur…

    Ce n’est pas évident, non, et je rechute parfois, mais chaque respiration que je prend sur le tapis est plus conscient et me permet d’accepter mes bons jours comme mes mauvais jours, mes forces comme mes faiblesses. Aujourd’hui, je me sens bien mieux dans mon corps que je ne l’ai jamais été. J’accepte presque son imperfection car c’est ainsi que je suis faite et c’est sans doute pour une bonne raison. Mon corps est une part de moi que j’essaye d’apprivoiser grâce au yoga entre autre et je ne peux que vous conseiller d’essayer de votre côté. Le yoga a d’autres fonctions bien sûr mais si vous souhaitez reprendre contact avec votre corps, il est un moyen intéressant car il permet de le mobiliser d’une façon douce sans jugement de valeur, sans attente autre que passer un moment avec vous-même et s’accorder un peu de temps avec soi, ça n’a pas de prix.

    Et vous avez-vous une expérience du Yoga ? Comment vous reconnectez vous à votre corps ? Est-ce que cela vous apporte les mêmes choses qu’à moi ?

    Ellega

    PS : Bien sûr, se reconnecter à son corps ne résout pas tout. Le déconstruction est importante aussi et la peur du regard des autres reste encore un point compliqué pour moi, mais j’ignore encore comment gérer cela. As-tu des pistes peut-être, Harmonie ? 

     

  • BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  ETHIQUE

    Etre bienveillant dans/avec son assiette

    Chère Harmonie,

    Est-ce que, chez toi, on entend aussi ce genre de phrases toutes faites ?

    • Mange ta soupe, ça fait grandir,
    • T’as des bonnes joues toi, la cantine est bonne !
    • Le chocolat, ça fait grossir,
    • Mange des carottes, ça donne les fesses roses ou ça rend aimable,

    Et j’en passe et des meilleures ! Ici, on nous dit ça dès qu’on est dans le berceau (et même avant, ça va être un gros bébé madame) et tout au long de notre vie, on aura de cesse de commenter ce que l’on met dans son assiette et de recevoir des jugements sur ce que peut être son contenu en fonction de notre morphologie.

    Je crois bien que nous sommes quasiment tous complexés par notre corps, la faute à la société qui nous confronte à longueur de journée à des images siliconées, symétriques et retouchées et à notre besoin de nous comparer. Je reviendrais sur ce sujet, une autre fois, peut-être.

    Pour le moment, je veux discuter avec toi du complexe que ces jugements, remarques et autre slogan publicitaire «  Ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé », « Mange au moins 5 fruits et légumes par jour », « les produits laitiers sont nos amis pour la vie »… peuvent engendrer sur notre alimentation. Ne vous sentez-vous pas coupable lorsque vous mangez un paquet de chips devant la télévision ? Ou lorsque, à un moment où vous n’êtes pas bien, vous dévorez une tablette de chocolat, un pot de glace, un paquet de bonbons ou un munster coulant ? Combien de fois se dit-on que ce n’est pas sérieux et que nous allons le payer sur nos cuisses, nos fesses, nos hanches ou encore sur notre peau ?

    Équilibré? Végétalien ? Coloré ? Serais-je parfaite dans mon assiette ?
    Si on s’éloigne un peu, on voit bien que non ! ^^ (Ceci n’est pas une pub pour une certaine marque de chocolat (merci les cadeaux de pâques))

    Moi, ça m’arrive tout le temps ! D’autant plus régulièrement depuis que je transitionne vers le véganisme (je consacrerais sans doute un article sur ce sujet d’ailleurs). Ce que je peux (pouvais ?) me flageller lorsqu’après une semaine éreintante, je me rue sur un morceau de fromage comme si ma vie en dépendait ! Ou encore quand le reflet du miroir me renvoie une peau en piteux état (acné bonjour !) alors que j’ai mangé, la veille, une pizza industrielle…

    Bref, je ne vais pas épiloguer là-dessus, je crois qu’on s’est compris ! Et là, Harmonie, je me dis que je suis nulle et que je ne mérite peut-être pas de Te trouver, si je ne suis même pas capable d’un peu de volonté sur ces choses-là, et puis j’ai vu cette vidéo d’Esther (le point en question apparaît à 6min30).

    Certes, elle parle du végétarisme-végétalisme ici, mais ce point que l’alimentation est émotionnelle est vrai pour tous. Esther nous explique que la nourriture est un tampon émotionnel, elle cite l’exemple de la sucette qu’on te donne quand tu vas chez le médecin (une récompense), de tes parents qui te propose des bonbons quand tu es triste (une compensation, un réconfort). Au final, on se rend compte qu’on développe un attachement émotionnel à certains aliments en fonction de notre histoire.

    De mon côté, par exemple, j’ai énormément de mal à ne pas manger de fromage ou de bonbons : ils me ramènent à un sentiment de sécurité et d’amour. C’est étrange, mais c’est la réalité. Ces deux aliments me rappellent pour l’un ; les fins de journées avec mon papa qui se préparait un sandwich au munster en rentrant du travail et qu’il me laissait croquer dedans alors qu’on allait manger dans une heure et pour l’autre ; les soirées télé où il mangeait des bonbons en douce et m’en filait discrètement pour ne pas alerter toute la famille. Moments privilégiés entre une fille et son papa qui se taquinent gentiment, mais s’aiment profondément. Alors, oui, quand je suis triste ou fatiguée, me faire un sandwich au fromage ou ouvrir un paquet de bonbons en screud me réconforte.

    Suis-je à blâmer pour autant ? Est-ce que je manque de volonté et ne fais aucun effort ? Je ne crois pas non. Aujourd’hui, je l’ai compris. J’accepte désormais que parfois, oui, je craque, car je ne suis pas au mieux et c’est OK ! Je ne peux pas toujours être forte et j’ai le droit de céder ! Je me pardonne pour ces loupés pas toujours en accord avec mes décisions, mes convictions ou mon désir d’être un esprit sain dans un corps sain. Je voudrais que nous nous pardonnions de ne pas être parfaits. Oui, le contenu de notre assiette n’est pas toujours idéal… pas grave !

    Et vous, où en êtes-vous de votre côté ? Quel est votre chemin vers un rapport à la nourriture plus bienveillant ? Avez-vous pu identifiez quel tampon émotionnel joue la nourriture chez vous ?

    Voilà, Harmonie, je crois que c’est tout. Il me tenait simplement à cœur de te parler de cela. Pour que tu saches que mon évolution passe aussi par la nourriture. Cela paraît étrange, pourtant, c’est la réalité. J’ai le sentiment que nous avons tous un chemin à faire vers une alimentation plus bienveillante afin d’en avoir plus pour nous et notre corps ! Nous avons besoin de nous donner de l’amour, même surtout, lorsqu’on ne suit pas nos « régimes » parfaitement, c’est ainsi qu’on pourra, au final, y arriver, j’en suis persuadée !

     

    Ellega

     

  • EQUILIBRE,  ETHIQUE,  NATUREL

    Pourquoi le « zéro déchet » ?

    Chère Harmonie,

    As-tu déjà vu la Terre vu du ciel ? Elle est si belle !

    Et pourtant, même à cette échelle macroscopique qu’est la planète, l’humain étend son impact. Ce site représente les débris en orbite autour d’Elle, effrayant, non ? Si on se rapproche, on voit également les continents de plastiques. A notre échelle, on peut aussi remarquer les déchets au bords des autoroutes (1 demi tonne de déchets au km dans ma région, pour dire…), sans parler des déchets en forêt (A quoi pensent-ils ? j’essaye vraiment d’être bienveillante, mais quand je vois ça, je suis outrée…) et ce malgré nos systèmes de recyclage performants en France.

     

     

     

     

     

     

     

    Et il ne s’agit évidemment que de la partie immergée de l’iceberg. Quand est-il des micro-plastiques présents dans les cours d’eau et dans les mers et océans ? Des tonnes de déchets plus ou moins toxiques enfouis dans les centres d’enfouissement ? Leur invisibilité ne les rend pas moins nocifs, au contraire !

    De mon côté, je me suis sentie concernée très tôt par cette problématique, j’ai d’ailleurs orienté mes études en ce sens. Je voulais vraiment améliorer les choses. Ce besoin d’allier mes convictions à mon travail me conduisit à la gestion des déchets. Au final, mon emploi ne me donna pas la sensation de faire vraiment une différence. Pourtant, je devais faire ma part pour me sentir en accord avec moi-même, je pris alors la décision de m’impliquer davantage dans ma vie privée, pour combler mon incapacité à changer les choses à plus grande échelle. Commencer du bas pour aller vers le haut ! Toujours !

    Composteur ou lombricomposteur (en plastique malheureusement après un essai raté à partir de contenant de la poissonnerie) ont pris place en fonction de mon habitat du moment. Tri du verre et des plastiques, papiers, métaux ne m’a jamais quittée depuis mes 7 ans. Je pensais en faire déjà beaucoup et pourtant les initiatives de personnes inspirées et volontaires se multipliant, je réalisai que je pouvais tendre vraiment vers le zéro déchet !

    Je suis encore sidérée de me rendre compte aujourd’hui que j’avais beau avoir toutes les cartes en main avec mes études et mes convictions, je n’envisageais pas que cela soit possible avant d’en avoir des exemples concrets tel Béa Johnson pour ne citer qu’elle. Comment pouvais-je être aveugle et étriquée dans mon imagination à ce point ? (Vous voyez, je ne suis pas encore bienveillante avec moi-même sur certains points, mais j’y travaille, après tout est-ce important maintenant que j’ai compris et que je fais plus ?)

    Depuis, j’essaye d’acheter au maximum en vrac (les seules difficultés reposant sur le fait du choix entre du local et du non emballé pour certains produits) ou en contenant recyclable (en favorisant le verre). Je raisonne également mes achats, mais je reviendrais sur ce sujet une prochaine fois (encore un point où ma bienveillance envers moi-même est mise à rude épreuve). J’ai remplacé un bon nombre de choses chez moi telles les éponges, les cotons…

    Si cela peut en inspirer certains, voilà une liste de ce que j’ai mis en place au fur et à mesure (dans l’ordre croissant de réalisation) :

    Faire sa lessive soi-même à partir de savon en vrac (ou autre si vous avez) et de bicarbonate.

    – Remplacer l’adoucissant par du vinaigre blanc (ça étire un peu les fibres donc attention au dosage)

    – Remplacer tous les produits d’entretien par du vinaigre blanc (macéré avec des épluchures d’agrumes si vous voulez le parfumer), du bicarbonate de sodium, du savon noir et des huiles essentielles si vous voulez parfumer.

    Récupérer des contenants de toute taille en verre à droite à gauche, les nettoyer pour pouvoir stocker ses aliments.

    S’équiper en sac à vrac en tissu lavable de préfèrence (récupération de tote bag gratuit dès que j’en avais l’occasion) pour les boutiques qui n’acceptent pas que l’on viennent avec nos propres bocaux directement.

    – Coudre des cotons lavables (trop cher pour moi d’en acheter) pour remplacer les cotons classiques.

    – Terminer tout ses produits cosmétiques pour passer à des huiles végétales, huiles essentielles et hydrolats en contenant en verre.

    – Remplacer les cotons-tiges par des oriculis (mon chéri coince encore de ce côté).

    – Réaliser des tawashi et des chiffons avec des vieux tee-shirt et collant troué.

    – Supprimer les gels douches et shampoings et les remplacer par :

    • version soft : des savons saponifiés à froid (SAF) (plus d’infos ici , ici ou ici) et des shampoing solides,
    • version toppisime pour moi : carrément du water-only ou du no-poo pour les cheveux et du no-soap (cf. cette vidéo, celle-là et  celle-ci ) si cela vous convient ! (mais là on va au-delà du zéro déchet, quoique ? Pas du tout de déchet de fabrication dans ce cas et si on réfléchit cycle de vie du produit, c’est bien plus zéro déchet de ne rien utilisé en fait)
    • De mon côté, je pratique un mélange des deux, j’utilise encore du savon dans certains cas pour le corps et concernant le no-poo, je ne peux pas le pratiquer tout le temps, en effet j’ai réussi à espacer mes shampoings, mais un lavage au shampoing solide reste nécessaire une fois sur 3. J’alterne donc rhassoul, savons SAF et shampoing solide pour l’instant, mais si vous avez une alternative au shampoing solide, je prends car je ne suis pas fan de la quantité de tensio-actif.

    Bref, les articles, vidéos et livres à ce sujet sont légions, je ne vais donc pas m’étaler davantage, mais avec cette petite liste, vous avez déjà un certain nombre de petites actions qui peuvent faire beaucoup de différence.

    Pour être en accord avec mes convictions, voilà donc comment je résous mon effroi face à l’amoncellement d’ordure sur Terre, en faisant ma part de colibri pour la réduction des déchets ! Ces actions qui, en plus, facilitent mon quotidien me permette d’être mieux dans ma tête (et dans mon corps aussi) et surtout de me sentir plus en harmonie avec le monde ! Et vous, le zéro déchet (c’est un idéal nous sommes bien d’accord), ça vous parle ?

    Ahh, Harmonie, j’ai tellement de chance de vivre sur cette belle planète, je ne veux pas l’abîmer et je te parlerais la prochaine fois d’une façon de poursuivre le zéro déchet pour la planète, mais aussi en soi, dans sa maison pour se re-connecter à la Vérité en somme. Vous devinez de quoi je vais vous parler ?

                          

    Ellega

  • BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  ETHIQUE,  INSPIRATION,  NATUREL,  SIMPLICITE,  SPIRITUALITE

    Est-ce une crise existentielle ?

    Chère Harmonie,

     

    Ne te sens-tu pas toute petite quand tu regardes le firmament ? Quand je regarde la lune et les étoiles par une nuit noire et sans nuage, je me demande la raison de mon existence. Petite fourmi insignifiante dans l’univers, pourquoi donc me retrouvé-je ici, sur Terre, dans ce corps ?

     

    Est-ce que tous les êtres humains se posent ce genre de question ? Au moins une fois dans leur vie… Non ? Le mystère du pourquoi du comment de l’existence en engendre forcément une ribambelle d’autres :

    • Est-ce que nous avons un destin ?
    • Crois-tu que nous naissions avec une liste de tâches à faire avant de mourir ? Si oui, en a-t-on conscience ?
    • Si un destin existe alors, n’a-t-on aucun libre-arbitre ?
    • Ne puis-je pas échapper à cette destinée si elle ne me convient pas ?
    • Quel est mon destin, d’ailleurs ?
    • Ai-je une mission ?

    Il est facile alors de se noyer dans un tourbillon d’angoisse et de finir en pleine crise existentielle. Est-ce pour cette raison que nous (en)fuyons ces questions ? Par peur d’obtenir les réponses ou par peur de ne pas les trouver ? Et en écrivant ceci, je perçois que cette crainte sur notre condition d’être nous pousse probablement à l’avoir ; mais je parlerais de cela dans une prochaine lettre…

    Nous finissons donc – pour la plupart d’entre nous du moins et pendant un temps plus ou moins long – par poursuivre notre vie sans avoir répondu à ses interrogations légitimes. La société et notre besoin d’être accepté nous mènent souvent à suivre l’autoroute conformiste de notre époque et de notre situation sociale, environnementale… Le cerveau empli de choses plus « importantes » : faire des études, trouver un travail, avoir de l’argent, être en couple, s’occuper du quotidien…, nous en oublions de méditer sur ce qui compte. Maladie de notre époque ? De l’être humain ? Ou les deux ?

    Occupés par toutes ces listes, angoisses, attentes, achats, nous ne nous pausons/posons jamais et cela nous évite de sombrer dans un abîme d’incertitudes (Jusqu’à une montée de Kundalini ? Je m’avance peut-être, je n’ai pas encore lu grand-chose à ce sujet). Et puis, à qui pourrions-nous poser ses questions et comment les formuler ? Certains, paraît-il, trouvent leur(s) solution(s) dans la religion, mais les cultes ont leurs travers et peuvent nous éloigner de notre vérité. Et il reste vrai que si ces incertitudes resurgissent seulement face au ciel étoilé – la pollution lumineuse se chargeant de rendre ses occasions de plus en plus rares – et que ne pas y répondre ne nous empêche pas de (sur)vivre, est-ce finalement un problème ?

    Toutefois, peut-on réellement continuer notre chemin comme si de rien n’était, endormi par le quotidien et le rêve « américain ? » ? La vie ne se charge-t-elle pas de nous confronter ? Par une bifurcation après un virage plus ou moins difficile à négocier ou avec des obstacles sur notre route ? Par le moyen de transport et notre bagage pour l’effectuer (cf. cette vidéo à partir de 24min48). (Je ne parlerais pas ici, du fait que nous choisissons peut-être (ou peut-être pas) l’endroit et les gens avec qui l’on vit et que notre route et les obstacles nous les avons-nous-mêmes définis avant de venir sur Terre…  c’est un autre sujet)

    Je crois que la vie ne cessera de nous aider à ouvrir les yeux sur notre raison d’être afin de nous permettre d’évoluer, de grandir et ce afin de nous retrouver, de TE trouver pour être en paix avec nous et l’univers. Notre libre-arbitre, lui, nous permet de saisir ces opportunités ou non, et lorsque nous sommes prêts à les comprendre, alors nous vivons un Déclic.

    Et tout Éveil (je vous parlerais bientôt d’un livre nommé ainsi et pas par hasard !) commence par une prise de conscience, non ? Et quelle conséquence aura ce premier déclencheur ? Doit-on en avoir peur finalement ? Que peut-il donc nous arriver : nous poser les bonnes questions sur notre vie, notre quotidien, nos émotions ? Rencontrer les bonnes personnes ? Prendre une décision difficile qui changera notre Vision du Monde, de notre vie ? … Ou que sais-je ? Je ne fais qu’énumérer des possibilités, mais je n’ai pas la réponse. Le résultat ne peut être qu’une meilleure vision des possibles, non ?

    Il existe pléthores de déclencheurs sur foules de sujets et chaque personne vit les siennes d’une façon différente et le but, le résultat ne sera jamais le même pour tous, même si la cause peut-être identique. La mort d’un être cher, par exemple, pourrait être la cause d’un électrochoc sur la façon dont on mène sa vie, mais selon nos individualités, deux personnes ne vivront pas un tel accident de la même façon. Deux jumeaux ayant vécu les mêmes événements dans les mêmes conditions ne sont pas pour autant identiques, pourquoi leur vie et par conséquent leurs déclics seraient, eux, semblables ? Nous n’avons pas tous le même but et mon chemin ne sera jamais le vôtre.

    Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’une fois le processus lancé, je crains qu’on ne puisse pas faire marche arrière : une prise de conscience en entraînera forcément d’autres… Comme une réaction en chaîne pour tendre vers la sérénité avec à la clef peut-être la possibilité d’entrevoir des réponses à nos questions existentielles ?

    Grâce aux ornières ou aux bifurcations inattendues, je suis désormais plus consciente, et je ne peux pas être la seule. Je ne connais pas encore la raison de ma présence sur Terre, j’ai une vision de ma destination,n’est-ce pas Harmonie ?

    Me suivrez-vous dans cet engrenage qu’est l’Éveil (spirituel mais pas que) ? Car telle est le but de ces lettres ouvertes, partager mes réflexions sur tout cela. Je sais que je ne suis pas seule sur ce chemin laborieux, alors racontez-moi votre premier déclic !

    Ellega

    PS : Mais Harmonie, dis-moi au moins une chose suis-je sur la bonne route ? Mes déclics me mènent-ils dans la bonne direction ? Est-ce que d’autres âmes en quête de sens nous attendent et nous suivent tout au long du chemin ?

    PS2 : Pour aller plus loin je vous conseille cette vidéo de La Carologie.

    PS3 (pas la console haha très drôle -_-) : J’utilise beaucoup la première personne du pluriel dans cette lettre, j’ai longuement hésité, je vous inclue ainsi dans mon raisonnement, c’est peut-être un tord, qu’en pensez-vous ? Vaut-il mieux que je parle de moi seulement ?

     

  • BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE,  NATUREL

    Et si je m’assumais enfin ?

    Chère Harmonie,

    Ça y est ! Je lance véritablement ce blog et j’ai peur ! Peur parce qu’après t’avoir écrit plusieurs lettres pour être en avance et en publier une chaque semaine, et après avoir hésité entre le « je » et le « nous » dans celle-ci (inclure ou non le lecteur dans mes réflexions, paraître égocentrique ou non), je réalise que je dois laisser tomber le masque. Et c’est flippant !

    Je me travestis en fonction des gens que je rencontre, en fonction des contextes dans lesquels j’évolue. Je mets toujours des barrières. Il existe tout un tas de raison de faire cela, mais la seule raison valable, c’est la peur de ne pas plaire aux autres et l’envie de plaire aux gens. Les deux plaies de l’être humain. Alors je ne suis jamais entière avec personne. Je n’assume pas la personne que je suis.

    J’ai peur, en rendant publiques mes réflexions sur la vie, que l’on me prenne pour une folle, une tarée. Alors, je dissimule mon vrai visage dans l’ombre derrière une façade. 

    Par exemple, je ne dis pas aux gens autour de moi que ma passion, c’est l’écriture et que j’ai écrit un roman et une nouvelle. Je me disais que j’en parlerais le jour où je serais publiée et comme cette publication ne vient pas, alors je n’en parle pas.

    Pourtant, j’ai ce besoin d’écrire et pas que pour moi. J’ai, au fond de moi, ce désir de partage. C’est très bien, me diras-tu, partage ! Mais après la petite voix dans ma tête me dit : « tu n’as rien à partager, tu ne connais rien, ou pas assez, tu te prends pour qui ?«  J‘ai quand même franchi le pas en écrivant un roman et une nouvelle et en la faisant lire à quelques personnes bienveillantes, mais je n’ai pas dépassé ce stade. Je ne me suis pas confrontée au monde.

    Tu me diras : « c’est violent de montrer qui l’on est par écrit, car les écrits restent, pourquoi n’essayes-tu pas simplement de dire aux gens qui tu es ? » Oui, c’est vrai, ce serait l’idéal ! Je pourrais partager en discutant avec les gens que je côtoie. Sauf que je suis une mauvaise oratrice, je suis plus à l’aise à l’écrit (même si dans ces lettres, je pars un peu dans tous les sens, tu le verras sûrement) et puis je cherche aussi à rencontrer des gens qui se posent les mêmes questions que moi pour échanger et je ne sais pas vraiment s’il y a en a dans mon entourage. Sans doute, mais comment les repérer ? Et que dire pour qu’ils ôtent leur masque eux aussi ? Comment aborder le sujet au détour d’une conversation sur la pluie et le beau temps ? Et si je me trompe comment supporter le regard que cette personne portera ensuite sur moi ?

    Finalement, j’ai créé ce blog. Deux ans que j’y pense et le voilà ! Mais je ne cessais de retarder l’échéance parce qu’un blog est fait pour être lu et cela signifie qu’un moment où un autre, je devrais en parler, alors j’ai essayé de tourner autour du pot. Je me disais « tu ne peux pas en parler à ton entourage, ça serait trop égocentrique, dire aux gens, venez lire mes réflexions personnelles, tu vas passer pour quelqu’un d’imbus d’elle-même ». Donc je préparais des articles en me disant, les gens qui liront ça ne me connaîtront pas personnellement, comme ça, ils ne pourront pas arrêter de m’aimer.

    Je continuais donc à avoir envie de partager et d’être aimé, mais j’avais peur d’être jugé. Mais est-ce que les gens autour de moi me jugeront s’ils me découvrent dans mon entièreté, dans ma bizarrerie ? Peut-être oui ! Peut-être qu’effectivement, ils se diront que je suis une folle, mais au moins ils découvriront la vraie moi. Elle ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais au moins je ne me cacherai plus derrière un masque lisse trop lisse. La petite fille en moi est terrorisée à l’idée de se mettre en plein jour, mais la femme que je suis devenue à besoin d’être vraiment elle-même et pas juste la part que la société veut bien accepter.

    Alors oui, j’ai peur, mais je sais que je dois le faire. Il est temps que je m’assume, même si c’est difficile. Je vais petit à petit relever le masque.

    J’espère que les gens qui me connaissent déjà ne seront pas trop durs avec cette part de moi qui écrit des lettres ouvertes dans l’espoir de trouver des réponses à ses questions et pour partager ses réflexions parfois perchées. J’espère surtout que certaines personnes se retrouveront dans mes mots et auront envie d’échanger avec moi.

    Suis-je la seule à porter des masques ? À cacher des facettes de ma personnalité par peur ?

    Ellega

    PS : j’ai décidé de ne pas signer par mon prénom car je laisse justement la moi d’apparence de côté, pour laisser la vraie moi apparaître, la Elle qui se cachait derrière le Ga. (oui, c’est perché, mais je suis comme ça.)

    PS2: aurais-je le courage de délaisser ce simulacre de moi-même ? Qu’il soit enseveli ou que je le piétine, il est temps pour moi de l’abandonner, non ?