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Faire son nid étape par étape – Le déroulé – partie 3

Chère Harmonie,

Depuis deux articles, je te raconte ma vie (3615 mylife… Bon ok j’ai jamais utilisé de minitel de ma vie mais ça change des # et oui j’écris cet article après avoir regardé je ne sais pas combien d’épisodes de Lucifer, d’où mon humour… bref !). Je disais donc que je vous racontais ma vie ou plus exactement une partie de ma vie, celle qui a trait à mon chez-moi. Dans le premier article, je parlais de notre choix d’acheter pour se sentir chez nous, un choix pas forcément facile et je vous montrer le résultat de nos travaux. Dans le second article, il était question des compromis que nous avons dû faire. Mais, je n’ai pas encore abordé le cœur du sujet. Alors, entrons donc dans le vif des travaux pour vous expliquer le déroulé de tout ce schmilblick.

Commençons par le commencement ou le « il faut tout casser » #ralphlacasse :

  • Pour pouvoir avoir une grande pièce de vie, il fallait supprimer des cloisons entre le salon et la cuisine et les portes et montants de porte du salon et de la dite cuisine. C’est par cela qu’on a donc commencé ! J’avoue que cette première étape me faisait bien flipper. C’était la première chose que nous devions faire et ça nous a mis un peu la pression, (enfin surtout à moi). Si on se foirait sur ça, les conséquences pouvaient être compliquées. On ne pourrait pas revenir en arrière. Et puis, il y avait de l’électricité dans cette cloison, j’avais peur qu’on l’arrache… Mais mes craintes étaient vaines puisque même si nous avons eu une jolie prise qui pendouillait au milieu du salon pendant 2 mois… (Sécurité bonjour ^^) Le plus chiant au final ça a été la poussière ! On a passé plus de temps avec ma belle-mère a tout couvrir et nettoyer que mon chéri et son papa à découper la cloison en placo-plâtre avec une scie sabre.
    • A noter avant de casser un mur, il faut s’assurer qu’il n’est pas porteur, dans notre cas on savait que ce n’était pas le cas rien qu’à son épaisseur et à son « son creux », mais sinon je ne serais pas vous dire comment savoir cela…
Avec cloison
Sans cloison
  • Le détapissage aussi fait partie, à mon sens, du chapitre  » on casse tout ». C’était moins effrayant, mais ça n’a pas été moins long et compliqué. L’erreur que nous avons commise a été de ne pas louer de machine à détapisser et s’obstiner à vaporiser de l’eau chaude à l’aide de vieux bidons de produits nettoyants. On a du coup découvert que les ouvriers chargés du tapissage de l’appartement à sa construction n’avait pas pris la peine de mettre une couche de peinture sur le placo avant de poser les rouleaux (#mercilesuividechantier). On a donc arraché pas mal de placo au passage. La colle était, par ailleurs, plutôt mal répartie, on pouvait donc soit arracher des bandes entières d’un coup ou s’évertuer à l’ôter en fragment, centimètre par centimètre. Ce fut donc interminable et fastidieux, mais on y vint à bout.
  • La suite s’est passée dans la salle de bain avec la dépose (ouais, c’est comme ça que ça s’appelle, t’as vu, j’ai du vocabulaire d’ouvrier du bâtiment maintenant). Bref pour être clair, il fallait arracher la baignoire et le meuble vasque à coup de massue. Honnêtement, ça a été plus dur que d’enlever la cloison parce que tout avait été renforcé en panneau wedi et c’était difficile à couper, à casser et lourd comme un âne crevé (paix à son âme). Relativisons tout de même, nous n’avons mis qu’une demi-journée a tout enlever avec mon papa. Par contre, on a eu notre première surprise à cette étape. Quelle belle transition !
Avant de tout arraché
Après avoir tout arraché

La première pièce qu’on a donc entièrement refaite a été la salle de bain :

Après avoir tout enlevé, on s’est aperçu que les tuyaux d’évacuation de la douche n’étaient pas enterrés dans la dalle. Le réseau d’eau courante et d’évacuation des eaux usées n’était lui non plus pas encastré dans le mur… Et ça c’était la m**** !

Bah oui, on avait pas prévu ça ! On avait faire des devis en pensant que tout était dans les murs ou le sol.

A propos des devis, petite parenthèse, nous en avons fait plusieurs. Finalement, on a choisi simplement le devis dans le magasin qui vendait le carrelage pour lequel on avait eu un coup de cœur. On a choisi du carrelage effet carreau de ciment pour une frise dans le douche et des grands carreaux clairs pour le reste assez passe-partout et lumineux.

Bref, on a donc dû à l’arrache refaire tous les calculs pour voir si le receveur de douche (90 x 120 cm) commandé rentrerait encore après les modifications. En effet, il nous fallait rajouter une cloison de 10 cm sur le mur côté vasque pour y encastrer les tuyaux. Si finalement le bac rentré, nous avons du laisser tomber l’idée d’un meuble sur le mur d’en face. On a dû aussi se rendre à l’évidence qu’on n’aurait pas une douche de plein pied. En effet, une marche était nécessaire pour la surélever afin de permettre à l’eau de s’évacuer dans le siphon au-dessus du sol. Moi qui voulait faire un appartement au norme PMR, c’était loupé.

Pour le meuble-vasque, ça a été un peu galère. Entre le receveur de douche de 90 cm de largeur pour être à l’aise, le lave-linge, il ne nous restait pas assez pour un meuble-double-vasque standard. Le sur-mesure était hors de prix alors même qu’il n’y avait aucun rangement dedans. Nous avons donc trouvé un meuble vasque en bambou prévu pour un seul vasque à poser normalement. Nous avonc donc choisi les plus petits vasques à poser possible. On pouvait donc poser les deux sur le meuble. On a, au dernier moment, rajouté un meuble au-dessus du lave-linge. Il nous fallait plus de rangement puisque le meuble prévu ne pouvait plus être mis.

Heureusement malgré ce petit contretemps après avoir tout arraché, nous nous sommes lancés. Mon papa est d’abord intervenu en déportant tous les tuyaux pour les amener où il le fallait pour la douche, les vasques et le lave-linge. La plomberie est une partie très délicate et technique. Heureusement mon papa est plombier-chauffagiste de métier, sinon je crois qu’on ne s’y serait pas essayé. Ensuite, nous avons continué. Il a fallu monter la cloison en placo hydrofuge (là j’avoue ne pas avoir été très utile), faire les joints du placo (idem), poser le socle en wedi (idem), après l’avoir découpé pour que les tuyaux d’évacuation y passent. On a fini tout ça en posant le receveur de douche (idem).

Il a fallu alors se lancer dans la partie la plus dure à mon sens : poser le carrelage. On avait pas besoin d’enlever les carreaux en place, heureusement. Nous avons passé un primaire d’accroche (pas écolo du tout mais c’était les produits conseillés par le magasin de salle de bain et on pas voulu tenter le diable (lucifer est partout) sur ce point) sur l’ensemble des murs.

Ensuite, ça a été préparation de colle (idem pas écolo, de la poudre à mélanger avec de l’eau) et mise en place des premiers carreaux. Et là, il faut être bien concentré car de la première rangée dépend tout le reste. Il faut donc bien réfléchir à comment les mettre en place. On a un ami ancien carreleur qui nous a aidé à faire la première rangée et j’avoue que ça nous a sauvé car on aurait certainement pas pensé à faire comme ça. En gros, il faut essayer de faire les découpes dans les angles et essayer de ne pas en avoir sur la partie où le regard tombe en premier en rentrant dans la pièce.

Alors qu’on posait le carrelage, on a eu un nouvel imprévu. On s’est rendu compte que nous devions faire sauter les gonds de la porte et que nous ne pourrions plus en remettre. Nous avons donc dû opter en urgence pour une porte coulissante. Que nous avons choisi en bois et avec des vitres pour apporter de la luminosité au couloir. Heureusement, il nous restait tout juste 10 centimètres entre le lave-linge et le mur pour la faire passer. Ouf !

Je t’avoue, Harmonie, que c’était vraiment une période facile. On bossait toute la journée, on rentrait et on posait du carrelage. On se prenait le chou sur comment faire les découpes (on s’est loupé un paquet de fois d’ailleurs, c’est pas aussi simple qu’il n’y paraît de ne pas s’emmêler entre gauche-droite, haut-bas). Nous nous arrêtions vers 22 h et on avait pas mangé. On allait donc se doucher chez une tante ou chez mes parents et on mangeait un morceau rapidement avant de s’effondrer.

Les carreaux étaient lourds, trop pour moi, donc je prenais les mesures pour les découpes, étalais la colle et mettais les petits goupillons pendant que mon chéri faisait les découpes et posait les carreaux. Il y avait partout des poussières de carreaux coupés. En deux semaines, on avait carrelé, jointé (ça je l’ai fait toute seule et j’en suis pas peu fière), poser le parquet aussi (mais je reviendrais sur cette partie plus tard) et enfin poser le meuble vasque. Bref, nous avons réussi à rénover cette salle de bain en 3 semaines environ et ce fut un soulagement. Quelques photos pour vous montrer tout ça ! C’est d’ailleurs, l’une des seules phases des travaux où on en a pas mal, après la fatigue et le manque de temps a fait qu’on a oublié d’en prendre.

La cloison du côté du meuble vasque qu’on a dû monté
La marche avec le bac de douche posé dessus. Le carrelage recouvert de primaire d’accroche.
Les premiers carreaux posés avec les évacuations et arrivés d’eau des vasques et des découpes approximatives à la disqueuse.
Moi, heureuse et surtout fatiguée après une soirée où on avait bien avancé
Le parquet posé, les joints faits… On pouvait enfin reprendre des douches chez nous !

Une étape faite en parallèle fut les WC :

Ce fut toute une histoire aussi. Nous avons démonté les anciens WC. Posé le caisson, le truc autoportant où y’a la chasse d’eau dedans pour les WC suspendu (#lafilleaoubliélenomdutruc). Monté une cloison autour en médium puis mis en place les toilettes suspendues en haut même (la cuvette quoi). Et sur la photo, vous me voyez avec mon papa en train de visser à l’aveugle les fixations du WC.

Pour la petite histoire, on a dû le démonter et le remonter 3 fois. En effet, il fallait que le joint autour de la zone où l’eau s’évacue de la cuvette soit bien placée par rapport au tuyau d’évacuation. Et comme on ne peut pas le voir à l’œil nu, il faut tirer la chasse de nombreuses fois avant de voir ou non = de l’eau suinter si le joint n’est pas bien positionné. C’est vraiment très lourd et dans l’espace exigu des WC, c’était quand même assez comique. Bref ! Et on a eu aussi une fuite sur le tuyau derrière le médium. L’angle d’évacuation était un peu trop obtus et on a eu du mal à trouver la technique pour que tout soit bien mis sans fuite. C’est là qu’on s’est dit que heureusement qu’on avait mon papa car sinon ça aurait été vraiment compliqué tout seul.

Oui, mon chéri s’est amusé pour la photo, c’est cadeau !
Fini ! Le sol en béton ciré a été fait plus tard, j’y reviendrais !

Le faux plafond :

L’étape la plus longue et durant laquelle je me suis sentie totalement inutile fut celle de la pose du faux-plafond. Poser un faux plafond à plusieurs avantages :

  • Il réduit la surface à chauffer en hiver
  • ça permet de faire passer discrétos les câbles sans devoir faire des saignées dans les murs
  • Il permet de mettre des spots leds encastrés

Comme nous voulions faire passer les câbles télé et téléphone de l’autre côté de la pièce, cela nous a semblé être une bonne solution, tout en nous permettant de mettre des spots led. On a également monté une cloison sur le mur où on voulait mettre la télé pour pouvoir faire passer les câbles derrières (et ne rien voir) et suspendre la télé.

Comment qu’on fait ?

Pour installer un faux plafond, il faut fixer des rails ou des tasseaux de bois au plafond de la hauteur voulue. C’est sur eux qu’on fixe les plaques de placo. La distance entre les tasseaux est de 60 cm je crois pour que tout soit bien fixé. Mais je n »y mettrais pas ma main à couper car j’ai oublié. Au fur et à mesure qu’on pose les plaques, on doit amener les câbles où il faut pour les spots, en faisant les trous pour les placer. Il faut ensuite jointer au placo-plâtre et recouvrir les vis. Poncer le tout pour avoir une surface plane afin de peindre dessus (et là tu retrouves de la poussière des semaines plus tard encore, d’ailleurs c’est à ce moment-là que notre aspirateur a rendu l’âme).

C’est un boulot pas hyper compliqué à priori mais ça nécessite un peu de réflexion en amont. Notamment sur la hauteur qu’on veut et les endroits où on met des spots. Nous avons choisi une hauteur minimum pour pouvoir mettre des spots LEDS donc 6 cm, hauteur qui correspond à celle du tasseau. Il faut surtout pas mal de matos et être plusieurs pour tout ramener. Les plaques de placo de cette taille, ça pèse son poids.

En vrai, ça peut être vite fait ! Mais les amis qui nous aidé et avaient le matos nécessaires nous ont un peu abandonné pendant plusieurs semaines. On est resté dans ce chantier pendant 6 semaines au lieu de 2. Ce fut long très long. J’avoue que ça été dans les travaux la plus dure période pour moi psychologiquement ! J’étais fatiguée, je ne servais à rien pour faire le faux plafond. On avançait pas. Je ne pouvais rien faire d’autre en attendant. On a vécu dans un véritable capharnaüm, mais on a profité de ce temps mort pour nous concentrer sur la cuisine (devis…).

Heureusement, on a fini par en voir le bout. On a donc eu un beau faux-plafond recouvrant toute la pièce de vie, l’entrée et le couloir. Mais ça été si énervant qu’on a quasiment pas pris de photo de cette période, je ne peux vous montrer que celle-ci.

La peinture :

Comme je le disais dans cet article, nous avons pris la peinture chez Prodirox. Il y a deux ans, les alternatives en peintures végétales et minérales sans produits chimiques étaient peu nombreuses. J’ai cherché longtemps et c’est la marque qui été le plus transparente dans sa composition alors on l’a choisi. Aujourd’hui, je crois que les alternatives sont plus nombreuses, mais je ne saurais pas vous en dire plus.

En ce qui concerne la gamme de Prodirox, nous avons été satisfait. Mais comme, je n’ai jamais peint avec une autre peinture, je ne pourrais pas dire si elle s’étale pareil ou non que d’autre. En tout cas, ça ne nous a posé aucun problème et elle n’a vraiment aucune odeur ce qui est appréciable, par contre le temps de séchage entre chaque couche est relativement long, mais je ne saurais dire si c’est plus long que d’autres marques.

Nous avons commencé par faire une sous-couche partout (plafond et mur) de FINITIPRIM, puis deux couches d’OXYPUR sur le plafond (une seule dans les chambres, salle de bain et WC). Pour les murs, nous avons fait 2 couches de SWEET. Le plafond a été géré par mon chéri (ça lui a fait les épaules), je me suis occupée de tous les murs. Cela m’a pris pas mal de jours de RTT. La peinture est une partie facile, mais longue. Il faut simplement trouver la bonne quantité à mettre sur le rouleau et pour quelle surface. Ce qui est chiant, c’est de mettre l’adhésif partout pour protéger et de voir où on est passé une fois la première couche faite.

Je vous conseille de faire le sol après la peinture, ça évite d’avoir à tout bâcher. Si j’avais un autre conseil à vous donner, c’est de le faire par dispersion avec un outil dédié qu’on peut louer. Nous aurions voulu faire ça, un oncle de mon chéri est venu quelques jours chez nous et étant peintre de métier, il devait nous aider à le faire. Sauf qu’étant donné le retard qu’on avait pris, le faux-plafond n’était pas encore posé, nous n’avons pas pu le faire. Pour autant, c’est une solution plus économique, plus rapide et qui permet une répartition de la peinture plus équitable et surtout ça évite de voir les coups de rouleaux qu’on ne peut pas totalement évité.

Suite au prochain épisode…

Je pense que cet article est déjà bien assez long pour cette semaine. Je vous raconterais donc de la suite des événements au prochain épisode !

Alors Harmonie, est-ce qu’on apprend pas plein de truc en faisant des travaux ?

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