BIENVEILLANCE,  RESPECT

Body-shaming vs body-positive

Chère Harmonie,

Pour finir cette série sur le corps des femmes et les pressions sociales qu’on subit vis-à-vis de celui-ci. Il me semblait important de conclure avec une vision optimiste. Je voudrais que nous prenions conscience qu’il ne tient qu’à nous de passer du body-shaming au body-positive.

Je pourrais presque arrêter ici, car je crois que ces deux mots veulent tout dire pour autant qu’on soit un minimum anglophone bien sûr. Au cas où, je vais préciser que « body » signifie « corps » et « shaming« , « blâme ». La simple définition de ces deux expressions remet tout notre rapport à notre physique en question et permet de passer si on les intègre de la culpabilisation et la culpabilité à l’acceptation.

Comme, j’ai quand même envie de vous faire un article un peu plus fouillé, je vais détailler davantage ces deux idées.

Qu’est-ce qu’exactement le body-shaming ?

Ce terme désigne le blâme que subit une personne de la part d’une autre personne voir d’elle-même ou d’un groupe d’individus (souvent sous forme de mots cruels, mais pouvant aller plus loin), à cause de l’apparence de son corps, lequel peut être jugé trop gros, trop maigre, trop musclé, etc. [définition de l’internaute]

Ce body-shaming est présent partout simplement du fait des corps normés peu réalistes qu’on nous sert à tout-va sur les réseaux sociaux et dans les médias. Mais il revêt aussi des formes plus dramatiques par des brimades, des critiques, des remarques, des regards, des jugements voir pire.

Il y a sûrement des gens méchants qui n’ont pas besoin de cette glorification des corps normés pour trouver des raisons de faire du mal aux autres, mais je crois que le body-shaming s’est développé de plus en plus ces dernières années avec les médias et les réseaux sociaux.

Et le pire body-shaming qu’on rencontre, c’est celui qu’on se fait subir à soi-même. Quant à chaque regard dans la glace, on se balance une critique acerbe. Dès qu’on refuse son corps, en le camouflant par des artifices quels qu’ils soient. Ou encore quand on peste de ne pas avoir le corps qu’il faut pour porter tel ou tel vêtement… Et j’en passe.

Si on ne peut pas changer ce que les gens pensent de nous, nous ne sommes, par contre, pas obligés de penser la même chose et de se faire subir cela.

La première étape est de se rendre compte de ces pensées qu’on a sur nous. Qui viennent bien entendu du mental et de l’ego. C’est encore cette petite voix mesquine dans notre tête, mais on n’a pas forcément besoin de se mettre à réfléchir sur sa place dans le monde et sur des questions très philosophique pour remettre ce point-là en question.

Une fois qu’on remarque toutes ces remarques assassines qu’on s’auto-fait, on peut choisir de les observer et de se dire : est-ce si vrai que ça ? Et finalement, se rendre compte que non pas toujours, souvent pas en fait. Quand c’est le cas (ça peut arriver), si on se demandait pourquoi est-ce qu’il me paraît si laid d’avoir un grand nez ? Qu’est-ce qui me fait penser ça ? Est-ce parce qu’on me l’a dit une fois ? Est-ce parce que mon actrice préférée a un nez petit et fin ? Ou que sais-je ? Et donc, n’y a t’il des femmes aux grands nez que je trouve magnifique ? Je suis certaine qu’il y en a au moins une (Je viens de chercher et par exemple, il y a Gisèle Bundchen, rien que ça ! ) et donc si elle est magnifique, pourquoi ne le serait-on pas, nous-même ?

Passons donc au body-positive

Faire ou Être body-positive, c’est simplement cesser d’être en lutte perpétuelle avec son corps. Ce concept représente l’idée que tous les corps sont bons. C’est ne rien rejeter de son corps (à part les injonctions). C’est tout simplement être dans la bienveillance vis-à-vis de soi.

Accepter que son corps ne répond peut-être pas aux injonctions (d’ailleurs répondre à toutes est impossible, que ça soit bien dit et redit, au cas où je ne l’aurais pas assez expliqué). Accepter qu’il ne plaise pas à tout le monde, mais p*****, il nous permet quand même de faire un sacré nombre de trucs hyper cool. Sans lui, on n’existerait juste pas. Mais comprendre que nos imperfections nous définissent aussi et que la beauté ne peut être que dans l’imperfection, sinon où serait-elle ? Il n’y a pas une beauté, mais des beautés comme il n’y a pas un corps de femme, mais des corps de femmes.

C’est juste fermer le clapet à cette petite voix (ainsi qu’à ceux qui font des réflexions ou lancent un regard) :

«  — Oui, mais quand même, tu as de la cellulite ?
— Ouais et alors ???
— Ben c’est pas très beau ?
— Ah bon et c’est qui qui l’a décidé ?
— Ben tout le monde !
— Ça tombe bien, je ne suis pas tout le monde, je suis juste moi ! Et puis t’as qu’à regarder ailleurs ! »

(Bon ok ! je parle en vrille, mais en fait, je ne sais pas quoi dire d’autre.)

Le body positive, c’est juste se rendre compte de la beauté de son corps. Mettons le jugement au placard avec la petite voix et laissons notre cœur et la bienveillance prendre le dessus. C’est aussi l’art du #JEMENBATLESOVAIRES. C’est aussi repérer et mettre en avant les choses qu’on aime chez nous. Se donner de l’amour, de la douceur et de la bienveillance !  Bref ! C’est tout ça !

Il y a toute une série de vidéos du nom de cher corps que tu trouveras ici qui permet de montrer ce merveilleux concept du point de vue de pleins de personnalités différentes et c’est tellement passionnant !

Pour finir, je dirais qu’on a quand même bien mieux à faire que changer son corps, non ? Et si on changeait plutôt le monde ? C’est un peu la célèbre phrase de Gandhi. Et si en s’acceptant et se prodiguant douceur et bienveillance, on le transformait en monde doux, beau dans toutes ses facettes et bienveillant ? Allez, qui s’aime me suive ?

Ellega

 

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