INSPIRATION,  MAGIE,  SIMPLICITE / NATUREL,  SPIRITUALITE

La sorcière – une femme comme les autres ?

Chère Harmonie,

   

La magie (dans tous les sens du terme) prend une certaine place dans ma vie comme tu peux le constater, Harmonie. Je crois bien que cela vient de l’enfance. J’ai toujours adoré lire des histoires fantastiques et j’ai été, comme beaucoup, tellement déçue de ne pas recevoir la fameuse lettre de Poudlard. Je me suis alors fabriquée une baguette magique (en bois de sureau (eh oui ! #reliquesdelamort) ) et je préparais des potions d’herbe que j’appelais « parfum ».

Je rêvais d’avoir un cheval alors je le voyais qui tirait la voiture à toute allure. Avec le temps, j’ai abandonné l’idée que la magie existait dans le monde. Peut-on me blâmer quand on voit les horreurs qui se produisent aux quatre coins de notre planète ? Je me suis contentée donc de la mettre dans mes histoires (celles que je me racontais dans ma tête avant de les mettre par écrit) et de la lire dans des romans. Mais mes récentes « découvertes » m’ont laissé entrevoir que je pouvais ramener de la magie dans ma vie. En apprenant à la voir à nouveau, mais aussi en l’invitant à chaque instant.

Je redécouvre que la magie est en réalité partout, il me suffit de regarder avec mes « yeux d’enfant ». J’entends par là l’émerveillement constant. Alors quand j’ai entendu des femmes qui se proclamait « sorcière » ou des autres termes du même acabit. Quelque chose s’est débloqué en moi.

J’ai senti comme ce mot vibre et a toujours vibré en moi. N’est-ce pas étrange d’ailleurs que le costume que j’avais toujours envie le plus de porter était celui d’une sorcière ? C’est un mot comme celui de prêtresse, de druidesse ou plus simplement d’enchanteresse et de magicienne qui ont un impact particulier. Je ne saurais expliqué lequel, c’est comme si ces mots réveillaient quelque chose de profondément enfoui et de pourtant tellement simple, logique et inné.  Mais pourquoi ? Que signifient-t’ils ?

Sorcière, Enchanteresse, est-ce que ces mots ne te rappellent pas quelque chose, Harmonie ? En effet, j’ai déjà utilisé ces termes dans cette lettre sur les cycles féminins. Pour Miranda Gray, ils correspondent respectivement à la phase menstruelle et à la phase pré-menstruelle. Ce sont deux archétypes féminin plutôt connoté négativement. Des archétypes de femmes puissantes et recluses. Des femmes dont on a peur. Ce sont des femmes qui ont dépassé la fonction reproductrice et maternelle qu’on leur attribuent trop souvent pour se consacrer à autre chose. Et ça, la société patriarcale n’aime pas, mais pas du tout. On stigmatise donc les qualités de ces femmes et les périodes du cycle qui y sont liés.

C’est ainsi que petit à petit ces mots ont été lié à des vieilles femmes, laides ou trop belles pour être de bonnes personnes.

Pour mieux se rendre compte de ce qu’est une sorcière et tous les termes liés, j’ai écumé les sites de définition (car je suis une adepte du dictionnaire et je trouve qu’il n’y a rien de mieux que de revenir à la définition des mots pour savoir de quoi on parle) :

  • Par Sorcière, on entends donc :
    • Dans les contes de fées, femme en général laide, qui possède des dons surnaturels, qu’elle utilise pour faire le mal.
    • Vieille femme d’aspect rebutant ou ridicule et d’humeur acariâtre.
    • Femme laide, déplaisante, voire méchante et malfaisante.
    • Une sorcière est une femme exerçant la sorcellerie, c’est-à-dire une personne à qui on attribue des pouvoirs magiques, surnaturels, dans le but de faire le bien ou le mal suivant l’utilisation qu’elle en fait.
    • Personne à laquelle on attribue des pouvoirs surnaturels et en particulier la faculté d’opérer des maléfices avec l’aide du diable ou de forces malfaisantes.
    • vient du bas latin sorcerius signifiant diseur de sorts, du latin classique sors, sortis, sort
  • Par Magicienne, on imagine  :
    • Femme qui pratique la magie.
    • Personne qui pratique la magie et plus spécialement la magie noire.
    • Illusionniste qui, grâce à des accessoires truqués, paraît doué de pouvoirs surnaturels.
    • Femme qui fait des choses extraordinaires, qui a comme un pouvoir magique sur les choses ou sur les personnes.
    • Personne qui, dans un domaine, a le don de réaliser des prodiges, de produire des effets extraordinaires.
  • Par enchanteresse, on voit :
    • Une femme qui charme, qui enchante, qui a des pouvoirs  magiques, doué de pouvoirs surnaturels dont elle use pour opérer des prestiges en faveur des mortels ou à leur détriment.
    • Femme dont le charme captivant s’exerce irrésistiblement sur un être.
    • Femme qui a la force d’enchanter magiquement
    • Vient du mot enchantement qui signifie illusoire, trompeur d’un enchantement, qui captive, qui ravit les sens, le cœur, l’esprit.
  • On en arrive aux druidesses : 
    • Prêtresse chez les Celtes, faisant figure de magicienne et de prophétesse, qui communique avec la nature et est habilité à soigner par les plantes
  • Il y a aussi les prêtresses : 
    • Dans l’Antiquité, femme qui célèbre le culte d’une divinité.
  • Et au final les guérisseuses :
    • Personne qui tente de guérir des maladies mais qui utilise des techniques non reconnues par la médecine traditionnelle
    • Personne qui guérit, en dehors de l’exercice légal de la médecine, par des procédés magiques ou empiriques, en vertu de dons mystérieux ou à l’aide de recettes personnelles.

On remarque bien dans toutes ces définitions qu’il n’y a rien au final de « mauvais », seulement des choses que soit, on ne comprends pas, soit qui n’est pas considéré comme « normal » ou « légal » ou « prouvé ».

J’en ai déjà parlé dans mon premier article sur la magie, mais je voudrais en parler à nouveau ici. Dans cette lettre, j’évoquais le fait qu’on pratique tous une certaine forme de magie dans nos vies par les superstitions, les intentions que l’on met ou juste en posant un regard différent sur le monde. Aujourd’hui, je voulais aussi dire que la magie c’est aussi tout ce qui se passe mais qu’on ne comprends pas. Avec ma déformation scientifique, je me suis mis à penser que ce qu’on ne pouvait pas prouver, comprendre ou expliquer signifiait que soit c’est faux, soit on finira par dénouer les mécanismes en jeux et que ces mécanismes seront physiques, mathématiques, démontrable finalement et que donc la magie n’existait pas. Les phénomènes inexpliquées étaient juste des phénomènes encore incompris ou du charlatanisme. Je me suis désormais ré-autorisée à croire à la magie et à penser qu’on a pas besoin de tout comprendre et de tout expliquer et qu’on peut explorer les choses de façon empirique sans chercher plus loin, et au fond ça ne serait pas ça la magie ? 

En écrivant ce texte, j’ai eu envie d’aller chercher aussi la définition de la magie pour en avoir le cœur net et voici ce que j’en ai lu : 

  • Art fondé sur une doctrine qui postule la présence dans la nature de forces immanentes et surnaturelles, qui peuvent être utilisées par souci d’efficacité, pour produire, au moyen de formules rituelles et parfois d’actions symboliques méthodiquement réglées, des effets qui semblent irrationnels.
  • Ensemble des procédés d’actions sur la nature qui sont fondés sur les rapports de sympathie existant dans la nature et sur une causalité directe de la pensée
  • Ensemble des expériences de physique, de chimie, etc., produisant des effets que la science ne pouvait pas expliquer.
  • Effet qui semble surnaturel, irrationnel, par la force, l’intensité du sentiment, du plaisir, de la satisfaction qu’il procure.
  • Influence, charme provoqué par quelque chose qui est profondément ressenti sans toujours être raisonné.

Quand je lis cela, je me dis qu’il n’y a aucun mal à vouloir pratiquer de la magie. Je m’emmêle dans mes idées et j’accouche de cette lettre dans la confusion, alors pardon, si tout n’est pas clair, j’avais envie pour clarifier ma pensée de vous citer un passage de Âme de Sorcière ou La Magie du Féminin de Odile Chabrillac (dont j’ai déjà parlé il me semble) qui a mon sens un livre que chaque femme (et homme) devrait lire : 

« Les sorcières sont avant tout (oublions leur balai et chaudron) des femmes en immersion qui ont du mal à faire semblant. Capables de plonger au cœur d’elles-mêmes, elles vont y puiser des ressources essentielles sans négliger pour autant ce que la nature autour d’elle est susceptible de leur apporter. La puissance de leur pouvoir naît de cela, d’une certaine intransigeance, de cette volonté de transformer le monde, mais avant tout de se transformer. Elles ne sont pas ce que l’on croit, car dans le monde de la magie, cela ne se passe pas comme au cinéma. N’en doutez pas, il n’y a pas grand chose de surnaturel dans tout cela : pour elles, la magie constitue une pratique quotidienne et surtout un esprit singulier d’ouverture et de conscience dans lequel elles vont agir au monde. La magie […] c’est tout simplement cet art des sorcières. Le mot magie ne doit ni faire frémir, ni reculer : il nous dit simplement que nous ne comprenons pas tout dans ce monde et que nous ne comprendrons peut être jamais tout mais que certains mystères peuvent nous être accessibles. La magie n’est pas une religion juste un parcours de vie, un chemin initiatique qu’on peut souhaiter prendre ou non. […] Les sorcières n’ont d’autre règle que la liberté. Ce faisant, elles nous invitent à nous interroger sur la nôtre. […] Interroger notre âme : De quoi ai-je envie ? Suis-je à un endroit qui me réjouit ? Qu’est ce qui me parle profondément ici et maintenant ? […]  La magie c’est bien « l’âme (qui) agit » à travers nous lorsqu’au delà de l’ego et des peurs, lorsque tout à coup, on se laisse emporter par la foi que rien n’est dû au hasard mais par un « peut être » qui va au delà de nous (et qu’on appelle comme on veut). 

[…] La sorcière est un archétype. Ecrire sur les sorcières est une gageure tant chacun projette des images différentes sur ce mot-là, tant l’archétype est puissant.  Bienfaisante ? Maléfique ? Féerique ? Diabolique ? Et si ça n’avait rien à voir.  […]  Ce mot parle de destin de femme. […] Mais qui étaient-elles, ces sorcières, sinon des femmes de pouvoir ? Sinon des femmes qui ont choisi, ou au moins, accepté de vivre des destins singulier, en marge souvent, avec exigence et profondeur, dans un environnement capable de nous interpeller […] Parler de sorcières, c’est parler de magie, de féminin et du pouvoir des femmes, de celui qui fait peur aux hommes mais – ne soyons pas dupes – aux femmes  aussi ! C’est cesser de se définir par rapport à eux, pour eux, et s’inscrire dans la réalité de nos vies, sans comparaison, sans compétition. Etre ce que l’on est, l’accepter, l’aimer, l’embrasser. Authentiquement femme, joyeusement femme, puissamment femme. 

[…]

L’archétype de la sorcière est si puissant que sitôt le mot dit, posé, affirmé, chacun est tenté de se positionner. Je veux en savoir plus. Je ne veux pas. J’ai peur. J’ai envie. […]  Je suis sorcière pas vous ? Je ne me rêve pas fée, non, je ne suis pas celle trop bien éduquée qui fait rêver, je suis celle qui ose, qui sort la nuit et va vivre la vie qu’elle s’est choisie. J’assume le dérangement que je peux susciter, oui, je peux faire face au jugement, à l’opprobre des braves gens. Il était temps. […] Ce mot interpelle, fait peur, nous fait sortir de notre zone de confort, il n’est ni tout blanc, ni tout noir, il nous invite de l’autre côté du miroir au delà des apparences. 

[…]

On ne décide pas vraiment de devenir une sorcière ni de se reconnaître en tant que telle. […] C’est un chemin qui se fait qu’on accepte ou non. […] Ce mot invite au changement, vers plus de respect d’unité et d’amour au cœur du monde, réconcilier la terre et le ciel, l’eau et le feu avec l’alchimie du souffle. 

[…]

La sorcière nous interroge sur notre féminin et notre manière de l’incarner. 

[…]

La sorcière, la médecinienne, la miresse, la bonne dame, la belladona, la saga, la sage-femme, l’armide, la cartomancienne, la chipie, la pie-grièche, la chiromancienne, la guérisseuse, la harpie, la mégère, la magicienne, l’oracle, la prophétesse, la pythonisse, la pimbêche, le fée, vous, moi 

[…]

On sait peu de chose des sorcières et ce qu’on sait, on est pas sûr que ça soit vrai. Du 10 au 18ème, on les condamnaient à mort sous prétexte d’avoir signé un pacte avec le diable. Un sexocide. 80% des accusations portaient sur des femmes. Les femmes étaient de tout âge, de toutes conditions, confessions et souvent des sage-femmes ou des guérisseuses qui proposaient des remède basé sur les « simples » mais qui s’occupaient de contraception et probablement d’avortement. 

[…]

La société voulait des coupables alors les non conformistes, les marginaux, les femmes vieilles, laides, pauvres, différentes, les femmes isolées, sans enfant, ni mari, ni frère faisaient de parfait bouc émissaire.

[…]

L’autre prétexte de ce sexocide était les connaissances de médecine empirique. Pendant mille ans, l’unique médecin du peuple était la sorcière. Cette pratique devient païenne au moment du développement des universités, on dit que leur connaissance ne peut venir que du diable et si elle peut soigner, ne peut-elle pas aussi faire le mal ? 

[…]

C’étaient les femmes non soumises aux hommes qui étaient soupçonnées . Une femme doit être au choix à son père ou à son mari  : épouse, mère, maîtresse ou gouvernante ou tout cela à la fois. fonction reproductrice de la femme. « 

Je ne sais pas toi, Harmonie, mais l’écriture d’Odile Chabrillac me transcende, me transporte (c’est de la magie des mots et je m’excuse pour cet extrait que j’ai pris ça et là pour avoir une suite un logique et pas tout à fait fidèle). J’en ai compris qu’une sorcière est simplement une femme libre, libre d’être celle qu’elle veut et de s’accepter comme telle. Elles ont été persécutés et tués pour cela, et c’est encore le cas… Car si il n’y avait pas un homme pour les maintenir dans leur « rôle », elles faisaient peur… Une femme sans homme ne pouvait être qu’une putain ou une sorcière, voir les deux… Et on ne peut pas dire que ça a complètement changé même dans nos sociétés occidentales. 

Alors pour moi, la sorcière est simplement une femme comme les autres. La sorcière, c’est la femme qu’on voudrait toutes être. La femme puissante et sacrée qui se cache en nous, celle en qui la magie se terre et attends de germer si tant est qu’on lui accorde son attention. Alors, oui, je rêve encore plus désormais d’être une sorcière, mais je ne regrette plus de ne pas avoir eu la lettre de Poudlard car je sais que devenir une sorcière, c’est le chemin de ma vie de femme vers l’Harmonie. 

Oui, être une sorcière (comme le dit Odile Chabrillac et avec mes mots), c’est : 

  • Travailler sur soi pour pouvoir faire preuve d’ouverture et de sagesse,
  • Utiliser à bon escient ce que l’on sait avec discrétion et humilité,
  • Aimer son corps nu ou habillé, en prendre soin, le renforcer et surtout l’écouter
  • Retrouver le rythme de la nature, la célébrer et se reconnecter à elle, la respecter
  • Accepter de se remettre et de remettre tout en question chaque jour, apprendre et s’interroger sans cesse,
  • Parfois si on s’entraîne et qu’on le souhaite accomplir des actes hors du commun en utilisant ses ressources intérieures.
  • Ecouter son intuition et accepter de se tromper
  • Se retrouver entre soeurcières et partager nos connaissances et expériences
  • Savoir dire non et apprendre à dire oui 
  • Explorer son féminin et sa puissance 
  • Se sentir femme et entière dans toutes les périodes de sa vie
  • Faire des choix en conscience et pour soi et non conformément à ce que l’on attends de nous
  • Vibrer avec l’univers mais savoir rentrer dans sa grotte
  • Etre sa meilleure amie

C’est tellement de choses que je ne sais plus. 

J’ai envie de finir sur des nouveaux passages (pris ça et là et un peu retravaillé à ma sauce) d’Âme de Sorcière, car ce livre est vraiment magnifique et exprime bien plus que ce que je n’aurais su écrire. Ici il est question en particulier de la sorcellerie et par extension la magie : 

« L’essence de la sorcellerie est plus profonde plus troublante. Elle consiste à revenir à soi et se dire que si je veux faire quelque chose de magique, je peux le faire et je vais prendre le temps pour y arriver. Je vais apprendre à me concentrer, méditer, visualiser. Aller au sein de ce monde secret implique le retour à l’innocence, à la foi enfantine. Il faut être capable de dire « oui je vais essayer et je vais bien voir ce qui se passe ». L’essence de la sorcière c’est la transformation. La magie est un art spirituel dont l’objectif est d’unir l’esprit à la matière grâce à l’énergie de l’amour pour que la matière donne vie à la puissance de l’esprit. C’est un moyen d’utiliser l’énergie qui nous entoure et qui provient de la terre, de l’univers, du cosmos ou de l’intérieur de nous. Les rituels, invocations, recettes servent simplement à augmenter et renforcer notre volonté, nous aide à conserver notre attention, et à puiser dans nos réserve spirituelle et émotive dont nous ignorons souvent l’existence. La magie vise à accéder à une plus grande connaissance des mystères de l’univers, de la terre, de la nature et de l’amour. Au delà de soi, au delà de nous. C’est l’art de mener une vie créative empreinte d’énergie, de chant de rencontre, d’éclat de rire, une danse sacrée à laquelle nous sommes tous conviés. Concentration, travail et sagesse sont primordiaux mais ténacité, sérénité et ouverture d’esprit ne doivent pas être oubliés sinon la magie n’est que fantaisie. In fine, il s’agit de notre capacité à nous unifier avec un état sacré, celui d’être vivant au cœur d’un monde incroyable alors grâce à la magie la peur se fait joie, la frustration devient épanouissement et l’existence se fait plus pure, loin des bavardages, des jeux de rôles et de l’identification au corps et à l’égo. » 

Ainsi je crois que se reconnecter à sa puissance de femme, à la sorcière que nous avons en nous ne peut que nous aider à te trouver, Harmonie ! Et vous, qu’est ce que la sorcière évoque pour vous ? 

Ellega

PS : Bon ben désolée, mais au final cette lettre est presque une chronique de ce merveilleux livre que vous pouvez retrouver ici, si cela vous intéresse ! 

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