BIENVEILLANCE,  EQUILIBRE / EQUITE,  RESPECT

Le cycle menstruel – les ouvrages de Miranda Gray

Chère Harmonie,

J’ai envie d’évoquer un sujet féminin (en tout cas lié au sexe féminin), celui du cycle menstruel. Posséder un système reproducteur féminin signifie avoir durant une grande partie de sa vie (même presque toute sa vie au final, même si les fluctuations deviennent différentes) une vie cyclique. Et ça, on n’en parle pas, en tout cas, de mon côté, on ne me l’a jamais dit. C’est, à mon avis, la grande cause des souffrances des femmes et celle des préjugés qui ont la vie dure.

Car non, nous ne sommes pas « chiantes » en période de menstruations !  Il se trouve juste que les variations dans notre corps (hormonal et par effet de ricochet physique et psychique) nous permettent d’être quatre personnes un peu différentes. Cela ne veut pas dire, non plus, que nous sommes folles – Ou hystérique ; sans entrer dans les détails, je trouve ça fou qu’on utilise encore de nos jours un mot dont l’origine provient du grec signifiant l’utérus (d‘ailleurs on utilise encore le mot dans le domaine médicale, vous avez sûrement entendu parler d’hystérectomie, hystéroscopie…) pour désigner un trouble psychique. Cela signifie simplement que nos qualités et défauts sont plus ou moins visibles selon le moment du cycle.

En effet, il y a quatre phases dans le cycle menstruel de la femme. La première est la plus facile à identifier, c’est celle qui correspond aux règles/lunes. Je préfère dire les lunes désormais.  Règle, c’est quand même pas très joli. Pour moi les mots ont une importance et utiliser un terme dur enlaidit la chose en question.  Franchement, ça ne serait moins perturbant pour une petite fille de lui expliquer qu’elle aura ses lunes à la puberté ? Plutôt que ces règles qui sonnent comme une fatalité…  Car les règles sont les règles, pas vrai? – bref, revenons à nos moutons. 

La première partie du cycle commence généralement un peu avant les règles et dure parfois un peu plus que la durée physique des saignements, Miranda Gray dans son livre « Lune Rouge » appelle cette période, celle de la Sorcière. La seconde correspond à la phase pré-ovulatoire et est nommée la phase de la Vierge. Nous arrivons ensuite à la phase ovulatoire où nous devenons la Mère. Pour finir, la phase post-ovulatoire correspond à la période Enchanteresse. Dès lors, rien qu’en énumérant cela, on se rend bien compte que nous ne sommes pas fertiles tout le temps.  J’y reviendrais une autre fois, sinon cette lettre va vraiment être n’importe quoi. 

Les noms donnés à ces périodes représentent des « archétypes » féminins que chacun peut se représenter.  La vieille sorcière ou vieille femme que la beauté a quitté et qui vit plutôt recluse, mais pleine de sagesse.  Pour la vierge, on peut imaginer la jeune princesse (vierge évidemment) des contes également. Concernant la mère, on ne peut pas être plus clair (inutile que je vous fasse un dessin – la maman de la princesse). Enfin l’enchanteresse serait plus la belle-mère ou la fée capable d’ensorceler les hommes, initiatrice de mort et en même temps puissance et gracieuse. 

La femme aurait donc deux facettes. Une positive de la vierge et la mère et l’autre sombre et dangereuse de la sorcière et de l’enchanteresse. Et si vous vous penchez sur cette idée, vous noterez que tous les contes (ou en tout cas tour ceux auquel j’ai pensé véhicule cette idée, celui de blanche-neige me parait d’ailleurs criant à ce niveau-là, je vous conseille vivement de lire Lune Rouge si vous voulez aller plus loin dans cette idée). Cela ne signifie pas que nous ayons toutes les qualités et les défauts de ces archétypes, mais que durant ces périodes du mois, certaines qualités de ces personnages ressortent.

La période Sorcière correspond à une période plus sombre où nous avons envie de rester dans notre grotte au calme, ou les relations sociales peuvent devenir une corvée et où nous broyons fréquemment du noir. Les énergies sont tournées vers l’intérieur, c’est un temps d’introspection.

Celle de la Vierge représente une période de jeunesse retrouvée où nous sommes plus audacieuse avec l’envie de plaire et de se faire plaisir, une grande capacité de concentration et une plus grande sociabilité. L’énergie est rayonnante vers l’extérieur.

Vient l’époque de la Mère, où s’occuper de son entourage devient nécessaire, où nos qualités d’écoute et d’empathie et de partage (désintéressement de soi) sont à leur maximum. Cela se traduit souvent par un pic d’énergie qui nous permet d’être sur tous les fronts à la fois.

Pour finir, nous nous rapprochons de l’Enchanteresse, c’est une période de puissance créatrice où l’on peut se sentir plus sensuelle, plus sage, plus intuitive aussi, on entre dans une période où l’on se tourne plus vers notre intériorité et au fur et à mesure que l’on se rapproche de la sorcière, la capacité de concentration diminue et l’agacement pointe facilement son nez.

Miranda Gray dans ses deux ouvrages (davantage dans celui-ci) nous montre que nous avons de la chance de vivre une vie cyclique, car nous pouvons de ce fait utiliser ces aspects dans notre quotidien en tirant partie de ces variations en s’accordant des moments de pause pendant la phase de la sorcière et en planifiant plus de choses durant les phases d’énergie ascendante, par exemple.

Si vous devenez attentive à ses changements en vous, vous pourrez vous apercevoir également que vous êtes en lien avec la lune (Soit nos menstruations arrivent à la pleine lune, soit à la nouvelle lune (hors prise de contraceptif et autres problèmes de santé) et que du coup, les phases de la lune correspondent plus ou moins à nos quatre périodes). Cela peut être un bon indicateur au début et bien sûr, on ne passe pas d’une étape à l’autre d’un coup, les changements sont progressifs, on glisse de l’une à l’autre tranquillement.

Connaître son cycle et son impact sur nos émotions et nos états d’être est un outil précieux pour devenir plus bienveillante avec soi-même, d’autant plus que nous vivons dans un monde linéaire (un monde plutôt masculin).

En effet, combien sommes-nous à nous détester juste avant et pendant nos règles?  Et du même coup à renier ce qui fait de nous des femmes ? Pourquoi ? Car nous vivons au ralenti et que le productivisme de cette société nous dit que nous n’avons pas le droit à des moments plus doux. Aussi parce que nous ressassons des événements négatifs, puisqu’avec les menstruations, se réveille notre corps de souffrance (j’en reparlerai) et peut-être un syndrome pré-menstruel. Savoir que ces moments sont normaux permet de relativiser et d’accepter que, non, ce n’est pas une faiblesse, c’est juste la réalité de notre corps et qu’il a des forces incroyables et insoupçonnées.

On peut alors se mettre à chérir ce cycle qui nous permet chaque mois d’être quatre facettes de notre personnalité (cela n’empêche pas d’en préférer une). Nous pouvons donc évoluer et développer des qualités dites féminines qui ne sont que peu valorisées dans notre société. En effet, dans notre monde, on prône la productivité, la force brute… Et non les qualité comme la bienveillance, la bonté, l’écoute, l’empathie, le retour à soi, la créativité, l’intuition, le calme… . Et dont notre monde a tant besoin, n’est-ce pas Harmonie ?

Attention, je ne dis pas que nous ne pouvons pas avoir des qualités dites « masculine » et qu’elles sont « mauvaises ». Simplement comme pour tout, il s’agit d’une question d’équilibre, il faut du yin ET du yang. Alors mettons un peu plus d’yin dans ce monde trop yang ! Qu’en pensez-vous ?

Ellega

PS : Les sujets sur la féminité me passionne et j’aurais encore beaucoup à dire sur ce sujet.  J’ai envie de partager de nombreuses personnes inspirantes à ce propos. Je ne sais pas si cela peut vous intéresser ? 

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